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Frappes américano-israéliennes contre l’Iran : le Conseil de sécurité de l’ONU réuni en urgence appelle à la désescalade

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  • Sous haute tension, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence samedi 28 février, à la demande de la Russie et de la Chine, après les frappes américano-israéliennes contre l’Iran.
  • Antonio Guterres a appelé à la désescalade, tandis que Washington et Téhéran se sont opposés frontalement sur la légalité de l’intervention et le dossier nucléaire.

   La crise provoquée par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran s’est invitée au Conseil de sécurité des Nations unies. Samedi 28 février, l’organe onusien s’est réuni en urgence à la demande de la Russie et de la Chine, alors que la région connaît un regain de tensions et que Téhéran a engagé des ripostes.

Au centre des discussions : le risque d’escalade régionale, la relance d’une voie diplomatique et la question du programme nucléaire iranien, régulièrement au cœur des préoccupations des membres du Conseil.

Antonio Guterres redoute une spirale “incontrôlable”

Face aux quinze membres, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé de “vives inquiétudes” et a mis en garde contre les conséquences d’une opération militaire susceptible de déclencher une réaction en chaîne.

« Cette opération militaire risque de provoquer une série d’événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde », a-t-il déclaré, réitérant sa condamnation des frappes américano-israéliennes contre l’Iran comme des ripostes iraniennes.

Dans la foulée, le chef de l’ONU a appelé à la désescalade et au retour à la table des négociations, estimant qu’une nouvelle phase de confrontation ferait courir un risque majeur à la stabilité régionale.

Paris et Londres appuient le retour au dialogue, mais ciblent le nucléaire iranien

L’appel de l’ONU à la désescalade a été repris par une majorité de pays. La France et la Grande-Bretagne ont notamment insisté sur la nécessité de reprendre la voie diplomatique, tout en martelant, dans le même temps, l’exigence d’un arrêt du programme nucléaire iranien.

Une position qui illustre l’équation défendue par plusieurs capitales : éviter l’embrasement tout en réaffirmant un cadre de pression sur Téhéran, jugé incompatible avec les impératifs de sécurité internationale.

La Russie accuse Washington et Israël et compare avec l’Irak en 2003

Moscou a durci le ton. L’ambassadeur russe, Vasily Nebenzya, a vivement critiqué les actions des États-Unis et d’Israël, allant jusqu’à établir un parallèle direct avec l’invasion américaine de l’Irak en 2003.

Selon lui, les arguments avancés pour justifier les frappes contre l’Iran seraient « des mensonges comme [il y a 23 ans] ». Une comparaison lourde de sens au Conseil de sécurité, où le précédent irakien reste associé à une fracture durable dans l’ordre international.

De son côté, le représentant américain, Mike Waltz, a défendu la légalité de l’intervention en invoquant l’enjeu nucléaire. « L’Iran ne peut pas avoir l’arme nucléaire. Ce n’est pas un principe politique, c’est une question de sécurité globale. Dans ce cadre, les États-Unis ont agi légalement », a-t-il affirmé.

Une justification rejetée par l’Iran. Son ambassadeur à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a dénoncé une offensive contraire au droit international et aux principes fondateurs de l’organisation. « La guerre des États-Unis et d’Israël n’est pas seulement une guerre contre l’Iran, c’est une guerre contre la charte des Nations unies », a-t-il répondu.

Le diplomate iranien a également évoqué le bilan humain de la première journée de frappes américano-israéliennes. Selon les éléments rapportés, il n’a toutefois pas évoqué la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.

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