5.4 C
Paris
mardi, avril 14, 2026
AccueilActualitéMort d’Ali Khamenei après des frappes sur Téhéran : l’Iran décrète 40...

Mort d’Ali Khamenei après des frappes sur Téhéran : l’Iran décrète 40 jours de deuil et menace Trump et Netanyahu

Date:

  • L’Iran a confirmé ce dimanche matin la mort du guide suprême Ali Khamenei, annoncée la veille par Donald Trump après des frappes ayant visé sa résidence et ses bureaux à Téhéran.
  • Dans les rues, des milliers d’Iraniens ont rendu hommage à l’ayatollah, tandis que le pouvoir promet un « châtiment sévère » et met en place une transition politique d’urgence.

   L’information a d’abord été lâchée depuis Washington. Samedi 28 février au soir, Donald Trump annonçait la mort du guide suprême iranien. Quelques heures plus tard, Téhéran confirmait officiellement, ce dimanche matin, le décès d’Ali Khamenei, 86 ans,  tué lors de frappes israélo-américaines  menées contre sa résidence à Téhéran, selon la télévision d’État iranienne.

À ce stade, les circonstances exactes restent difficiles à établir avec certitude. Mais, d’après les éléments disponibles, la résidence et les bureaux du guide suprême auraient été pris pour cibles samedi, au cœur de la capitale.

Les autorités iraniennes ont annoncé quarante jours de deuil et sept jours fériés, signe de l’onde de choc provoquée par la disparition de celui qui dirigeait l’Iran depuis 1989. Dans la nuit, les Gardiens de la révolution ont promis « un châtiment sévère » aux « meurtriers » de leur guide suprême, posant d’emblée la mort d’Ali Khamenei comme un acte appelant une riposte.

À Téhéran, une foule en noir et des slogans contre les États-Unis et Israël

Dès dimanche matin, une foule de manifestants s’est rassemblée à Téhéran, drapeaux iraniens à la main, pour rendre hommage à l’ayatollah. Des milliers de personnes ont convergé vers l’emblématique place Enghelab, selon des constats de journalistes sur place.

Vêtus de noir pour la plupart, certains en pleurs, brandissant des portraits d’Ali Khamenei, les manifestants ont scandé « A mort l’Amérique! » et « A mort Israël! », au milieu de drapeaux de la République islamique.

Au sommet de l’État, le ton est à la fermeté. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, assure que l’Iran s’était préparé à « tous les scénarios », « y compris la mort de son guide suprême ».

Dans la même déclaration, il accuse le président américain et le Premier ministre israélien d’avoir « franchi nos lignes rouges » et prévient qu’ils « en subiront les conséquences ». Une formule lourde de menaces, alors que la région reste sous haute tension.

Appel à l’unité : « Nous ne le tolérerons pas », avertit Ali Larijani

Dans un pays traversé par des rivalités internes et des fractures politiques, le pouvoir redoute aussi les effets domestiques d’un tel choc. Ali Larijani, présenté comme le principal responsable de la sécurité de l’Iran, met en garde contre toute tentative de division.

« Les groupes qui cherchent à diviser l’Iran doivent savoir que nous ne le tolérerons pas », déclare le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, dans une interview diffusée à la télévision d’État, appelant les Iraniens à s’unir.

La télévision d’État iranienne a précisé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution.

Une architecture institutionnelle d’urgence, destinée à verrouiller la continuité du pouvoir dans l’attente d’une réorganisation plus durable au sommet de la République islamique.

Trump menace : « une force sans précédent » en cas de riposte iranienne

Dans ce climat explosif, Donald Trump a de nouveau menacé Téhéran d’une réponse militaire massive si l’Iran répliquait. Sur Truth Social, le président américain affirme : « L’Iran vient de déclarer qu’il allait frapper très fort aujourd’hui, plus fort qu’il n’a jamais frappé auparavant ».

Puis il ajoute, en lettres capitales : « IL VAUT MIEUX QU’ILS NE LE FASSENT PAS, CAR S’ILS LE FONT, NOUS LES FRAPPERONS AVEC UNE FORCE SANS PRECEDENT! ».

Entre l’annonce d’un deuil national, la colère affichée dans les rues de Téhéran et les menaces croisées au plus haut niveau, la mort d’Ali Khamenei ouvre une séquence à haut risque. L’Iran promet des « conséquences », les Gardiens de la révolution évoquent un « châtiment sévère », et Washington brandit la perspective d’une force « sans précédent » en cas de riposte.

Au lendemain de la disparition d’une figure centrale du régime, la région retient son souffle.

Les plus populaires