- Le président français Emmanuel Macron se rendra lundi 9 mars à Chypre pour réaffirmer le soutien de la France à cet État membre de l’Union européenne, récemment visé par des attaques de drones et de missiles dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient.
- Cette visite diplomatique doit aussi permettre de renforcer la coordination sécuritaire en Méditerranée orientale avec la Grèce et l’Union européenne.
Emmanuel Macron se rendra lundi 9 mars à Chypre afin de « témoigner de la solidarité de la France » envers ce pays de l’Union européenne, a annoncé l’Élysée dimanche. La semaine précédente, l’île méditerranéenne a été visée par des drones et des missiles dans un contexte de fortes tensions liées au conflit au Moyen-Orient.
Lors de cette visite, le chef de l’État français doit rencontrer à Paphos le président chypriote Nikos Christodoulides ainsi que le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Cette rencontre trilatérale vise à renforcer la coordination entre partenaires européens face aux enjeux sécuritaires dans la région.
« Il s’agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, en vue de contribuer à la désescalade dans la région », a déclaré la présidence française.
La visite intervient alors que la France a récemment renforcé sa présence militaire dans la zone. Mardi dernier, Emmanuel Macron avait annoncé l’envoi au large de Chypre de la frégate Languedoc, accompagnée de moyens anti-aériens.
Plus largement, Paris a déployé d’importants moyens militaires en Méditerranée orientale, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle et un porte-hélicoptères. Malgré cette mobilisation, les autorités françaises insistent sur la nature défensive de leur dispositif.
Depuis le déclenchement, le 28 février, de la guerre opposant Israël et les États-Unis à l’Iran, la France affirme maintenir une posture « strictement défensive ».
Garantir la sécurité maritime entre la mer Rouge et le détroit d’Ormuz
Au-delà de la situation sécuritaire autour de Chypre, la visite d’Emmanuel Macron doit également aborder la question stratégique des routes maritimes reliant l’Europe au Moyen-Orient.
Selon l’Élysée, ce déplacement « permettra également au chef de l’État de souligner l’importance de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer Rouge au détroit d’Ormuz, notamment grâce à l’opération maritime Aspides de l’Union européenne ».
Dans un contexte de tensions militaires accrues, la protection des axes maritimes commerciaux constitue un enjeu majeur pour les économies européennes.
Enfin, les discussions entre dirigeants doivent également porter sur la protection des citoyens européens présents dans la région. « Elle sera aussi l’occasion de coordonner nos efforts pour assurer la sécurité des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement », a ajouté la présidence française.
Face à l’instabilité régionale, la visite du président français à Chypre illustre la volonté de Paris de renforcer la coopération européenne afin de stabiliser la Méditerranée orientale et de limiter les risques d’escalade au Moyen-Orient.
