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mardi, mai 26, 2026
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Trump menace de détruire l’île de Kharg, les marchés pétroliers sous tension

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  • En menaçant de “détruire” l’île iranienne de Kharg, principal terminal d’exportation du pétrole iranien, Donald Trump fait monter d’un cran la pression sur Téhéran.
  • Cette nouvelle escalade verbale, sur fond de négociations incertaines et de déploiement militaire américain, provoque déjà de fortes secousses sur les marchés pétroliers.

    La tension est montée d’un cran ce week-end entre Washington et Téhéran. Dans un entretien accordé au Financial Times, Donald Trump a affirmé que les États-Unis pourraient aller jusqu’à “s’emparer du pétrole iranien”, une déclaration aux conséquences immédiates sur les marchés.

Pour être honnête, ce que je préfère, c’est prendre le pétrole iranien”, a lancé le président américain.

Résultat : le baril de Brent a grimpé autour de 115 dollars ce lundi 30 mars, soit une hausse de près de 65 % depuis le début de la guerre. Cette flambée reflète les inquiétudes croissantes des investisseurs face à un possible choc sur l’approvisionnement mondial.

L’île de Kharg, cœur stratégique du pétrole iranien

Au centre des tensions : l’île de Kharg, située dans le golfe Persique, à une vingtaine de kilomètres des côtes iraniennes. Ce territoire est crucial pour l’économie iranienne puisqu’il concentre environ 90 % des exportations pétrolières du pays.

Donald Trump n’exclut pas une opération militaire visant cette position clé. “On prendra peut-être l’île de Kharg, peut-être pas. On a plusieurs options”, a-t-il déclaré, laissant planer l’incertitude sur les intentions américaines.

Des bombardements ont déjà visé des installations militaires sur l’île le 13 mars, signe que la pression militaire s’intensifie.

Menace directe : Trump évoque l’“anéantissement” de Kharg

Lundi, le président américain a franchi un nouveau seuil dans la rhétorique en menaçant explicitement l’Iran si les négociations n’aboutissent pas rapidement.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a écrit : “Les États-Unis d’Amérique sont en discussions sérieuses avec UN REGIME NOUVEAU, ET PLUS RAISONNABLE, afin de mettre fin à nos opérations militaires en Iran. D’énormes progrès ont été réalisés mais, si pour une raison quelconque un accord n’est pas conclu rapidement, ce qui sera probablement le cas, et si le détroit d’Ormuz n’est pas immédiatement ‘ouvert aux affaires’, nous conclurons notre charmant ‘séjour’ en Iran en faisant exploser et en anéantissant complètement toutes leurs centrales électriques, leurs puits de pétrole et l’île de Kharg (et peut-être toutes les usines de dessalement !)”.

Une déclaration qui marque une escalade verbale majeure et renforce les craintes d’un conflit ouvert.

Des négociations “sérieuses” malgré une escalade militaire

Paradoxalement, Donald Trump affirme dans le même temps que les discussions avec Téhéran avancent positivement. Dans son entretien au Financial Times, il assure que les négociations “se déroulent très bien”.

Mais cette posture contraste avec les préparatifs militaires en cours. Selon plusieurs médias américains, le Pentagone se prépare à des opérations au sol et renforce sa présence dans la région.

Un navire d’assaut amphibie américain, l’USS Tripoli, est arrivé dans la zone vendredi. Il pourrait servir de base avancée pour une éventuelle opération contre Kharg. Le bâtiment est accompagné d’un groupe naval comprenant environ 3.500 Marines.

En parallèle, plusieurs milliers de soldats de la 82e division aéroportée seraient prêts à être déployés.

Donald Trump lui-même reconnaît les implications d’une telle intervention : “Nous pourrions la prendre très facilement”, tout en admettant que “cela voudrait dire qu’on devrait rester là-bas pendant un certain temps”.

Une opération risquée selon les experts militaires

Si une prise rapide de l’île semble envisageable pour l’armée américaine, son maintien représente un défi bien plus complexe. “Le défi n’est pas seulement de conquérir l’île mais de la conserver sous une pression constante”, souligne Karen Gibson, ancienne directrice du renseignement du Centcom, dans le Financial Times.

Les experts redoutent un enlisement militaire et des pertes importantes dans une zone hautement stratégique et instable.

Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions mondiales

Au-delà de Kharg, c’est l’ensemble du détroit d’Ormuz qui est en jeu. Ce passage maritime stratégique est essentiel au commerce mondial de pétrole. Toute perturbation pourrait avoir des conséquences économiques globales.

La stratégie américaine semble claire : utiliser la pression militaire pour contraindre l’Iran à sécuriser le trafic maritime et à faire des concessions diplomatiques.

Entre menaces explicites, mouvements militaires et négociations incertaines, la situation reste extrêmement volatile. En visant l’île de Kharg, Washington cible directement le cœur énergétique de l’Iran.

Reste à savoir si cette stratégie de pression aboutira à un accord rapide ou si elle précipitera une escalade militaire aux conséquences mondiales.

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