- Alors que les prix du carburant atteignent des niveaux élevés sur fond de tensions internationales, le gouvernement se veut rassurant.
- La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Brégeron, affirme qu’aucune pénurie n’est à craindre, tout en répondant aux critiques sur la gestion de la crise.
Invitée de “Bonjour ! La Matinale TF1” ce mercredi 1er avril, Maud Brégeron a tenu à rassurer les Français sur l’approvisionnement en carburant. “Il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement à l’heure où on se parle”, a-t-elle affirmé, alors que les inquiétudes grandissent face à la hausse des prix à la pompe.
Si certaines stations-service rencontrent des difficultés ponctuelles, la ministre insiste sur la solidité du système énergétique français. “Je rappelle qu’on a toujours nos stocks stratégiques”, souligne-t-elle, évoquant les réserves nationales de pétrole mobilisables en cas de besoin.
Le gouvernement réfute toute accusation de profit de crise
Depuis plusieurs semaines, l’exécutif est la cible de critiques venant de différents secteurs économiques, notamment des entrepreneurs, pêcheurs et agriculteurs, qui jugent les aides insuffisantes face à la crise liée à la guerre en Iran.
Certaines voix politiques vont plus loin, accusant l’État de tirer profit de la situation. Une accusation rejetée avec fermeté par la porte-parole du gouvernement.
“L’État ne s’enrichit jamais sur le dos d’une crise”, affirme Maud Brégeron. Elle précise : “Entre la perte de croissance, la perte de consommation et les aides que vous déployez, vous n’êtes jamais gagnant.”
Face aux soupçons d’augmentation abusive des marges, le gouvernement assure maintenir une vigilance constante sur les distributeurs de carburant. “On ne constate pas aujourd’hui pour les distributeurs d’augmentations indues de marges”, indique la ministre. Elle ajoute toutefois que les contrôles se poursuivent : “On continue évidemment à surveiller ça au jour et le jour, et on continuera à faire des contrôles s’il faut en faire.”
L’objectif est d’assurer une transparence totale dans la formation des prix. “L’objectif, c’est de mettre tout le monde autour de la table pour s’assurer que tout le monde joue le jeu”, insiste-t-elle.
Au cours du mois, plus de 500 contrôles ont été réalisés. Environ 6 % des établissements contrôlés ont fait l’objet de sanctions.
Anticiper les crises énergétiques à venir
Au-delà de la gestion immédiate, le gouvernement met en avant une stratégie de long terme face aux crises énergétiques. “Des crises comme celles-ci, on en vivra d’autres. Notre responsabilité, c’est aussi de préparer le pays aux crises qui arriveront plus tard”, souligne Maud Brégeron.
Dans un contexte international incertain, l’exécutif entend ainsi renforcer la résilience du pays tout en continuant à soutenir les acteurs économiques les plus exposés.
