Le deuxieme lot de contrats du projet laitier qataro-algerien Baladna Algerie a ete signe a Alger pour plus de 635 millions de dollars. Ce programme dans le Sahara vise a produire du lait en poudre localement et a reduire la dependance aux importations. L'importation de 30.000 vaches est prevue des novembre 2026.
| Montant du deuxieme lot de contrats | 635 millions de dollarssigne a Alger, plus de 635 millions |
|---|---|
| Capacite des infrastructures d'elevage | 33.250 vaches laitieresinfrastructures amenagees par la filiale de Sonatrach |
| Vaches laitieres importees | 30.000 vaches laitieresa partir de novembre 2026, neuf Etats americains |
| Duree de l'operation d'importation | dix moisrealisee par fret aerien |
- Le deuxième lot de contrats du projet agro-industriel qataro-algérien a été signé à Alger pour plus de 635 millions de dollars.
- L’opération marque l’entrée en phase d’exécution d’un programme stratégique destiné à produire localement du lait en poudre et à réduire la dépendance aux importations.
Le mégaprojet Baladna Algérie franchit un nouveau cap. Jeudi, à Alger, le deuxième lot de contrats de ce projet agro-industriel qataro-algérien a été paraphé au Centre international de conférences Abdelatif Rahal, en présence du ministre de l’Agriculture, Yacine El-Mahdi Oualid, et de l’ambassadeur du Qatar, Abdulaziz Ali Al-Naama.
D’un montant supérieur à 635 millions de dollars, cette nouvelle série de contrats couvre des volets déterminants : génie civil, infrastructures d’élevage, centrale à béton, hébergement, services et constitution du cheptel.
Un chantier industriel à grande échelle
Sept entreprises algériennes sont associées à cette phase, dont la Société nationale de génie civil et bâtiment, filiale de Sonatrach. Elle sera chargée d’aménager les principales infrastructures d’élevage, conçues pour accueillir 33.250 vaches laitières.
Pour le directeur général du Fonds national d’investissement, Salah Labani, ces contrats « permettront d’économiser des devises et de stimuler la production nationale, considérée comme un pilier du développement de l’économie nationale ».
Le calendrier prévoit le lancement, à partir de novembre 2026, d’un programme d’importation de 30.000 vaches laitières en provenance de neuf États américains. L’opération s’étalera sur dix mois et sera réalisée par fret aérien. Objectif : raccourcir les délais de transport et préserver l’état sanitaire du cheptel avant son intégration dans les fermes du projet.
Un pari agricole dans le Sud
Le gouvernement présente Baladna Algérie comme l’un des plus grands projets de production de lait en poudre en Afrique. Pour Yacine El-Mahdi Oualid, il doit ouvrir « de larges perspectives » et encourager « fortement l’investissement dans les wilayas du Sud ».
Le projet porte aussi une ambition plus large : transformer des terres désertiques en fermes et unités de production agricole, dans une logique de souveraineté alimentaire.
Côté qatari, l’ambassadeur Abdulaziz Ali Al-Naama a assuré que le projet serait réalisé dans les délais convenus et selon des « étapes étudiées ». Il y voit l’expression de « la vision éclairée des dirigeants des deux pays ».
Le président du Conseil d’administration de Baladna Algérie, Ali Al-Ali, évoque de son côté un « progrès tangible », après l’exécution du premier lot de contrats signé en juillet 2025.
Des retombées attendues pour les entreprises locales
Pour le directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache, cette signature acte « un passage effectif de la phase de planification à la phase d’exécution » et confirme « le sérieux des différents partenaires ».
L’Agence algérienne de promotion de l’investissement entend aussi ouvrir les opportunités de sous-traitance aux opérateurs économiques et aux start-up.
Avec cette nouvelle étape, Baladna Algérie s’installe comme un projet test pour la stratégie agricole algérienne : produire localement, mobiliser des entreprises nationales et faire du Sahara un levier de développement industriel.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le projet Baladna Algerie ?
Un megaprojet agro-industriel qataro-algerien presente comme l'un des plus grands projets de production de lait en poudre en Afrique, destine a reduire la dependance aux importations.
Combien coute le deuxieme lot de contrats de Baladna ?
Plus de 635 millions de dollars, couvrant le genie civil, les infrastructures d'elevage, une centrale a beton, l'hebergement, les services et la constitution du cheptel.
D'ou viendront les vaches du projet Baladna Algerie ?
30.000 vaches laitieres seront importees de neuf Etats americains a partir de novembre 2026, par fret aerien, sur une operation de dix mois.
Ou se situe le projet Baladna Algerie ?
Dans les wilayas du Sud algerien, avec l'ambition de transformer des terres desertiques du Sahara en fermes et unites de production agricole.
