- Le Maroc a levé 2,25 milliards d’euros sur le marché obligataire international, le 19 mai, à travers deux tranches de 8 et 12 ans.
- L’opération a généré un carnet d’ordres de 5,2 milliards d’euros, selon le ministère de l’Économie et des Finances.
Le Maroc a procédé à une nouvelle sortie remarquée sur le marché financier international. Le Royaume a émis un emprunt obligataire de 2,25 milliards d’euros, structuré en deux tranches, selon un communiqué du ministère de l’Économie et des Finances.
La première tranche, d’une maturité de 8 ans, porte sur 1,25 milliard d’euros. Elle a été émise avec un spread de 170 points de base, un prix de 99,402 %, un taux de rendement de 4,842 % et un coupon de 4,750 %.
La seconde tranche, d’une maturité de 12 ans, s’élève à 1 milliard d’euros. Elle a été placée avec un spread de 200 points de base, un prix de 98,570 %, un rendement de 5,289 % et un coupon de 5,125 %.
Un carnet d’ordres de 5,2 milliards d’euros
Conduite par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, accompagnée d’une délégation de la Direction du Trésor et des finances extérieures, l’opération a suscité une forte demande. Le carnet d’ordres a atteint 5,2 milliards d’euros, soit plus du double du montant finalement retenu.
Pour le ministère, cette émission a connu « un franc succès » auprès des investisseurs internationaux. Elle a été placée auprès d’« investisseurs de qualité » et a bénéficié d’une large diversification géographique, signe de la confiance accordée au Maroc par la communauté financière internationale.
Cette sortie s’inscrit dans la stratégie de Rabat visant à arbitrer entre les sources de financement intérieur et extérieur. Elle permet également au Maroc « d’établir de nouvelles références sur le compartiment de l’euro », selon le communiqué.
L’opération intervient dans un contexte où le Royaume cherche à optimiser ses conditions de financement tout en diversifiant sa base d’investisseurs. Elle confirme aussi l’intérêt du marché pour les signatures souveraines jugées stables dans un environnement financier encore marqué par des taux élevés.
Stabilité politique et réformes mises en avant
Exécutée pour la première fois en mode Intraday, cette transaction fait suite au non-deal roadshow organisé en septembre 2025 en Asie. Selon le ministère, elle a constitué « une nouvelle occasion de mettre en avant la stabilité politique dont jouit le Maroc, la résilience de son cadre macroéconomique, ainsi que la dynamique des réformes engagées ».
L’émission a été réalisée sous format 144A/RegS, un cadre permettant une participation élargie des investisseurs internationaux, notamment en Europe, en Asie et aux États-Unis.
Avec cette levée de 2,25 milliards d’euros, le Maroc souhaite renforcer sa présence sur les marchés internationaux et consolider ses références en euro. Une opération qui traduit la perception positive des investisseurs à l’égard de la trajectoire macroéconomique du Royaume et de sa capacité à accéder aux financements extérieurs dans de bonnes conditions
