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Pétrole : le Brent repasse sous les 100 dollars sur l’espoir d’un accord entre Washington et Téhéran

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  • Les cours du pétrole ont décroché de plus de 5% lundi 25 mai, portés par l’espoir d’un accord entre les États-Unis et l’Iran sur la guerre au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz.
  • Mais les déclarations prudentes de Donald Trump et de Téhéran rappellent qu’un compromis reste encore loin d’être acquis.

   Les marchés pétroliers ont ouvert la semaine sur un net repli. À 6 heures, le contrat à terme sur le Brent cédait 5,62%, repassant sous la barre symbolique des 100 dollars, autour de 98 dollars le baril. Le WTI américain reculait également de 5,21%, à 91,57 dollars, son plus bas niveau depuis avril.

Cette détente traduit un reflux de la prime de risque géopolitique, alimentée ces dernières semaines par la guerre au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour les exportations mondiales d’hydrocarbures.

L’espoir d’un accord sur Ormuz soutient les marchés

Les investisseurs réagissent aux signaux d’un possible compromis entre Washington et Téhéran. Les États-Unis et l’Iran discuteraient d’un accord visant à mettre fin durablement au conflit et à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.

« Nous avons ce que je crois être une chose assez solide sur la table en ce qui concerne leur capacité à ouvrir le détroit » d’Ormuz, a déclaré lundi le secrétaire d’État américain Marco Rubio depuis New Delhi, évoquant également la possibilité « d’entrer dans des négociations » sur le nucléaire iranien.

Le responsable américain a toutefois tempéré les attentes : « Nous pensions avoir des nouvelles hier soir, peut-être aujourd’hui, je ne m’avancerais pas trop là-dessus. »

Donald Trump temporise sur l’imminence d’un compromis

À Washington, Donald Trump a lui aussi freiné l’idée d’un accord rapide. « J’ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur », a-t-il écrit sur Truth Social.

Le président américain a également prévenu que le blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens resterait en vigueur «jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé ». Une position qui entretient l’incertitude sur le calendrier réel des discussions.

Téhéran évoque des avancées, mais pas d’accord imminent

Côté iranien, le ton reste également prudent. L’agence Tasnim rapporte que les discussions pourraient encore échouer si certaines demandes de Téhéran, notamment le déblocage des avoirs gelés, n’étaient pas prises en compte.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué que la question nucléaire ne faisait pas partie « à ce stade » du « protocole d’accord » en discussion et devrait être traitée dans des négociations séparées.

« Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a-t-il affirmé. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer », a-t-il ajouté, accusant Washington d’enchaîner les volte-faces.

Pas d’effet immédiat attendu à la pompe

Malgré la chute brutale des cours, la détente sur les marchés ne devrait pas se traduire immédiatement par une baisse des prix des carburants. Les prix à la pompe réagissent avec retard aux variations du brut, sous l’effet des coûts de raffinage, de transport, de distribution et de la fiscalité.

Pour les marchés, l’enjeu reste désormais clair : confirmer si le reflux actuel du pétrole marque le début d’une détente durable ou seulement un ajustement temporaire lié à l’espoir encore fragile d’un accord diplomatique.

 

 

 

 

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