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Taxe sur les produits sucrés : le gouvernement ouvre la voie dans le budget 2027

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Le gouvernement envisage d'intégrer une taxe sur les produits sucrés au PLFSS 2027, visant certains aliments transformés dépassant un seuil de sucre. L'exécutif en attendrait 200 millions d'euros. Biscuits, pâtes à tartiner et céréales seraient concernés, suscitant la colère de l'industrie agroalimentaire.

Faits clés
Recette envisagée 200 millions d'eurosEstimation attendue par l'exécutif pour la taxe dans le PLFSS 2027
Anticipation de l'Ania 1 milliard d'eurosAnticipation de Jean-François Loiseau, non le rendement annoncé
Catégories de produits concernées cinq ou six catégoriesProduits transformés parmi les plus sucrés, selon RMC
Fiscalité sur boissons sucrées environ 800 millions d'eurosEn 2025, selon un rapport de la commission des Affaires sociales de juin 2026

    Biscuits, pâtes à tartiner ou céréales du petit-déjeuner pourraient entrer dans le champ d’une nouvelle taxe. À la veille de la présentation des textes budgétaires, le ministre du Commerce, des PME et du Pouvoir d’achat, Serge Papin, a confirmé mercredi 30 septembre sur LCI que la taxation des produits sucrés faisait « partie des choses qui sont sur la table ». Sans annoncer de décision définitive, il a mis en avant les enjeux sanitaires liés à leur consommation.

« Je ne suis pas pour les taxes », a précisé le ministre, tout en soulignant qu’« il y a trop d’obésité, trop de diabète ». Ses déclarations placent la fiscalité alimentaire au cœur d’un débat où se croisent prévention, financement de la protection sociale et pouvoir d’achat.

Une recette de 200 millions d’euros envisagée

Selon les informations publiées lundi par Les Échos, le gouvernement prévoit d’intégrer une taxe sur les produits sucrés au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Elle viserait certains aliments transformés dépassant un seuil de sucre qui reste à préciser.

L’exécutif en attendrait 200 millions d’euros de recettes. Ce montant correspond à l’estimation avancée dans un amendement consacré au même sujet, déposé à l’automne dernier par des députés Horizons et Ensemble pour la République (EPR).

D’après les informations rapportées mercredi par RMC, cinq ou six catégories de produits transformés parmi les plus sucrés seraient concernées. Les biscuits et gâteaux, les pâtes à tartiner ainsi que les céréales du petit-déjeuner figureraient dans ce périmètre. La liste définitive des produits et les modalités de taxation restent toutefois à connaître.

L’agroalimentaire dénonce un risque pour le pouvoir d’achat

L’hypothèse provoque déjà une vive réaction d’une partie de l’industrie agroalimentaire. Invité mercredi matin sur RMC, Jean-François Loiseau, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), a dénoncé une mesure qui pèserait, selon lui, sur le budget des ménages.

« Le gouvernement n’a pas d’autres idées finalement que d’aller chercher encore une fois dans le pouvoir d’achat du consommateur pour boucher les trous », a-t-il déclaré.

Le représentant des industriels redoute également que le prélèvement ne prenne davantage d’ampleur : « Cette taxe devrait rapporter autour de 200 millions à l’Etat mais ça va se terminer à 1 milliard d’euros si elle doit continuer. Et ce sont les consommateurs qui vont payer, c’est scandaleux, je suis fou de rage », a-t-il affirmé. Le milliard d’euros évoqué relève de son anticipation, et non du rendement annoncé pour le projet.

Serge Papin met en avant l’enjeu sanitaire

Face à ces critiques, le ministre a maintenu une position prudente sur le choix de l’outil fiscal. « Je n’ai pas dit qu’il fallait forcément passer par les taxes », s’est défendu Serge Papin.

Pour illustrer ses préoccupations, il a néanmoins affirmé qu’« aujourd’hui, un gamin de 9 ans a mangé autant de sucres […] que son grand-père qui a vécu toute une vie ». Cette comparaison, avancée par le ministre, n’était pas accompagnée dans les éléments rapportés d’une référence permettant de l’étayer.

Le débat porte ainsi autant sur la nécessité de réduire la consommation excessive de sucre que sur les moyens d’y parvenir et sur la répartition du coût d’une éventuelle nouvelle contribution.

Un prolongement de la fiscalité sur les boissons sucrées

Des contributions existent déjà sur les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants. Selon un rapport de la commission des Affaires sociales publié en juin 2026, cette fiscalité a rapporté environ 800 millions d’euros en 2025.

L’Assurance maladie plaidait pour un dispositif plus large dans un rapport publié en 2025 destiné à éclairer les débats budgétaires. Elle recommandait « la mise en place d’une taxe d’accise sur les produits excessivement gras, salés, sucrés et ultra-transformés».

La piste aujourd’hui évoquée pour le PLFSS 2027 concernerait certains produits sucrés. La présentation du texte doit préciser jusqu’où le gouvernement entend aller, avant l’examen parlementaire.

Questions fréquentes

Quels produits seraient concernés par la taxe sur les produits sucrés ?

Cinq ou six catégories de produits transformés parmi les plus sucrés : les biscuits et gâteaux, les pâtes à tartiner ainsi que les céréales du petit-déjeuner. La liste définitive reste à connaître.

Combien rapporterait la taxe sur les produits sucrés ?

L'exécutif en attendrait 200 millions d'euros de recettes. L'Ania anticipe toutefois que ce montant pourrait atteindre 1 milliard d'euros si la taxe se poursuit.

Pourquoi le gouvernement veut taxer les produits sucrés ?

Serge Papin met en avant les enjeux sanitaires : « il y a trop d'obésité, trop de diabète ». La mesure serait intégrée au PLFSS 2027 pour financer la protection sociale.

Que pense l'industrie agroalimentaire de cette taxe ?

Jean-François Loiseau, président de l'Ania, dénonce une mesure pesant sur le pouvoir d'achat des ménages, estimant que le gouvernement va « chercher dans le pouvoir d'achat du consommateur pour boucher les trous ».

La Rédactionhttps://echosplus.com
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