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Frater-Razes et Sanofi s’allient pour produire de l’insuline en Algérie.

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  • Les Laboratoires Frater-Razes et Sanofi Algérie scellent un partenariat stratégique pour produire localement des insulines de nouvelle génération.
  • Au croisement des enjeux sanitaires et industriels, le projet vise à renforcer la souveraineté pharmaceutique du pays et à sécuriser l’accès aux traitements.

   Un tournant industriel à fort enjeu sanitaire. Les Laboratoires Frater-Razes et Sanofi Algérie ont annoncé, le 29 avril, un partenariat destiné à produire sur le territoire des insulines de dernière génération.

Dans un communiqué, Frater-Razes souligne l’ampleur de l’enjeu, indiquant que « pour les 4 millions de diabétiques en Algérie, nous franchissons une étape majeure pour la souveraineté sanitaire : la production locale d’insulines de dernière génération ».

Selon les deux partenaires, ce projet s’inscrit dans une logique industrielle visant à sécuriser durablement l’accès aux médicaments essentiels dans un contexte de dépendance aux importations.

Montée en gamme et transfert de technologie

Le dispositif repose sur un transfert technologique complet opéré par Sanofi, permettant une production locale alignée sur les standards internationaux. Une évolution significative pour l’industrie pharmaceutique algérienne, encore largement dépendante des importations pour les produits à forte valeur ajoutée.

Dans son communiqué, le groupe insiste sur la dimension structurante de l’accord, jugeant que « ce partenariat illustre la capacité de l’industrie pharmaceutique algérienne à relever les défis de santé les plus complexes », et que « l’Algérie dispose des compétences et des infrastructures pour produire des médicaments innovants au service des patients ».

Dans le détail, le partenariat s’appuie sur « une production 100% algérienne aux standards internationaux », soutenue par « un transfert technologique complet de Sanofi », avec pour objectifs « la création d’emplois qualifiés dans la biopharma » et « la réduction de la dépendance aux importations ».

Un levier pour structurer la filière biopharmaceutique

Au-delà de la production, l’enjeu est également celui de la structuration d’un écosystème biopharmaceutique local. Le développement de compétences et la création d’emplois qualifiés constituent des axes clés de ce partenariat.

Pour Abdelhamid Cherfaoui, PDG des Laboratoires Frater-Razes, cette initiative marque un changement de cap : « l’Algérie n’attend plus : elle produit, elle innove, elle soigne les siens avec ce qu’elle fabrique elle-même ».

De son côté, Serge Montero, directeur général de Sanofi Algérie, insiste sur la dimension opérationnelle du projet, estimant que « produire en Algérie, au plus près des patients, est un levier concret pour améliorer l’accès aux traitements et en garantir la disponibilité dans la durée ».

Vers une réduction durable de la dépendance

Cette alliance s’inscrit dans une politique plus large de substitution aux importations, devenue prioritaire pour les autorités algériennes. Le secteur pharmaceutique, en raison de son poids stratégique, en constitue l’un des piliers.

En conclusion, le communiqué met en avant l’alignement des deux groupes, estimant que ce partenariat « témoigne de la volonté commune (…) de contribuer durablement au développement de l’industrie pharmaceutique nationale », tout en soutenant « le renforcement de la production locale algérienne » et « l’amélioration de l’accès aux soins pour l’ensemble des patients algériens ».

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