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Carburants : les recettes fiscales de l’État chutent de plus de 80 millions d’euros malgré la flambée des prix

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  • La hausse des prix des carburants provoquée par le conflit au Moyen-Orient n’a finalement pas profité aux finances publiques.
  • Sur les six premiers mois de 2026, les recettes fiscales issues des ventes d’essence et de gazole ont reculé de plus de 80 millions d’euros, sous l’effet d’une baisse marquée de la consommation.

   La hausse des prix n’a pas compensé le recul de la consommation.  Contrairement aux attentes, l’envolée des prix des carburants au printemps 2026 n’a pas généré de recettes supplémentaires pour l’État. Invité de RTL ce lundi 6 juillet, le ministre des Comptespublics, David Amiel, a indiqué que les recettes fiscales liées aux carburants avaient diminué de plus de 80 millions d’euros au cours du premier semestre par rapport à la même période de 2025.

Si la flambée des cours du pétrole, alimentée par la guerre au Moyen-Orient, a bien accru les taxes perçues sur chaque litre vendu, cette hausse a été largement neutralisée par un recul des volumes consommés. Face à des prix à la pompe durablement élevés, les automobilistes ont réduit leurs déplacements et adapté leurs habitudes de mobilité.

« Heureusement qu’on n’a pas écouté ceux qui nous disaient : « Utilisez cette cagnotte pour financer les aides », car il n’y a pas eu de cagnotte », a déclaré David Amiel sur RTL, soulignant que les recettes supplémentaires espérées ne se sont jamais matérialisées.

Une consommation de carburants en net repli

Les premiers signes de ce ralentissement étaient déjà apparus au mois de mai. À cette période, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, avait indiqué que la consommation de carburants avait chuté de 14 % entre le 1er et le 20 mai par rapport à la même période de l’année précédente.

Selon lui, cette baisse traduisait une évolution des comportements des Français confrontés à la hausse des prix.

« Les Françaises et les Français conduisent un peu moins, ils font du covoiturage, peut-être qu’ils font un peu plus de télétravail », avait-il expliqué.

Face à cette situation, le gouvernement avait annoncé un nouveau dispositif d’aides ciblées, notamment en faveur des gros rouleurs et des entreprises du transport routier, particulièrement exposés à la hausse du coût des carburants.

Une flambée des prix après le déclenchement du conflit

Le marché des carburants a été fortement perturbé à partir de la fin février, lorsque les premières frappes israélo-américaines contre l’Iran ont provoqué une envolée des cours du pétrole.

Le prix du gazole, qui s’établissait à 1,72 euro le litre au 27 février, a progressivement grimpé jusqu’à frôler 2,40 euros le litre au plus fort de la crise, soit une hausse proche de 40 %. L’essence a également enregistré une augmentation significative, bien que moins marquée.

Cette flambée a directement pesé sur le budget des ménages et contribué à réduire la demande, limitant ainsi les recettes fiscales liées aux volumes de carburants vendus.

Des prix en baisse, mais toujours supérieurs à leur niveau d’avant-crise

La détente est intervenue après la signature d’un accord entre Washington et Téhéran, qui a entraîné un reflux des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux.

Les prix à la pompe ont suivi cette tendance baissière, sans toutefois retrouver leur niveau d’avant le conflit. Ils demeurent encore environ 10 % plus élevés qu’avant le déclenchement de la guerre, maintenant une pression sur le pouvoir d’achat des automobilistes et sur les coûts de transport.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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