La Banque islamique de développement a approuvé 335,49 millions d'euros pour prolonger le réseau autoroutier tunisien vers les gouvernorats du Kef et de Jendouba. Décidé à Djeddah, ce financement vise à désenclaver le Nord-Ouest et favoriser le développement régional, dans une enveloppe globale de 938 millions de dollars.
| Financement BID pour la Tunisie | 335,49 millions d'eurosextension autoroutière vers Le Kef et Jendouba |
|---|---|
| Réunion du conseil d'administration | 368ᵉ réunionorganisée à Djeddah, Arabie saoudite |
| Autoroute A2 Tunis–Jelma | 186 kilomètresréalisée en huit tronçons |
| Investissement A2 Tunis–Jelma | près de 1,7 milliard de dinarsachèvement prévu en 2027 |
| Enveloppe globale BID | 938 millions de dollarsen faveur de six États membres |
La Tunisie obtient un nouvel appui financier pour ses infrastructures de transport. La Banque islamique de développement (BID) a donné son accord à un financement de 335,49 millions d’euros destiné à prolonger le réseau autoroutier vers les gouvernorats du Kef et de Jendouba, rapporte La Presse de Tunisie, qui relaie un communiqué de l’institution. La décision a été prise lors de la 368ᵉréunion de son conseil d’administration, organisée à Djeddah, en Arabie saoudite.
Améliorer les liaisons et soutenir le développement régional
L’objectif dépasse la seule extension des infrastructures routières. Selon la BID, le projet doit améliorer l’accessibilité des territoires concernés et leurs connexions avec le reste du pays, afin de favoriser l’intégration économique et le développement régional.
Le financement vise également à faciliter la mobilité des populations, à renforcer la sécurité routière et à améliorer la qualité des infrastructures de transport. La banque présente ces investissements comme un moyen de soutenir la cohésion sociale dans les deux gouvernorats.
Un chantier distinct de l’autoroute Tunis–Jelma
Cette nouvelle enveloppe intervient alors que la Tunisie poursuit plusieurs projets d’extension de son réseau autoroutier. Parmi eux figure l’A2 Tunis–Jelma, une infrastructure distincte de l’opération annoncée pour Le Kef et Jendouba.
Selon la présidence du gouvernement tunisien, cette autoroute de 186 kilomètres, réalisée en huit tronçons, représente un investissement global de près de 1,7 milliard de dinars. L’achèvement des travaux est prévu en 2027. En août, le gouvernement a décidé d’en confier l’exploitation à Tunisie Autoroutes, avec une mise en service sous péage à l’issue du chantier.
Une enveloppe de 938 millions de dollars pour six pays
Le financement tunisien s’inscrit dans un ensemble d’approbations de 938 millions de dollars en faveur de six États membres de la BID. Outre la Tunisie, l’Ouzbékistan, le Nigeria, le Pakistan, la Syrie et la République kirghize bénéficieront de ces interventions, qui couvrent l’énergie, l’agriculture, la santé, les transports, l’eau et l’assainissement, rapporte Arab News.
Au Nigeria, la banque a notamment approuvé 60,67 millions de dollars pour un projet de développement agricole intégré dans l’État de Katsina. Ces financements associent ainsi modernisation des infrastructures et soutien aux activités productives dans les pays bénéficiaires.
Questions fréquentes
Combien la BID accorde-t-elle à la Tunisie ?
La Banque islamique de développement a approuvé un financement de 335,49 millions d'euros destiné à prolonger le réseau autoroutier vers les gouvernorats du Kef et de Jendouba.
Quel est l'objectif du financement de la BID en Tunisie ?
Le projet vise à améliorer l'accessibilité des territoires, faciliter la mobilité, renforcer la sécurité routière et soutenir l'intégration économique, le développement régional et la cohésion sociale.
Qu'est-ce que l'autoroute Tunis–Jelma ?
L'A2 Tunis–Jelma est une autoroute distincte de 186 kilomètres réalisée en huit tronçons, représentant près de 1,7 milliard de dinars, avec un achèvement prévu en 2027.
Quels pays bénéficient de l'enveloppe de la BID ?
Outre la Tunisie, l'Ouzbékistan, le Nigeria, le Pakistan, la Syrie et la République kirghize bénéficient des 938 millions de dollars approuvés, couvrant énergie, agriculture, santé, transports et eau.
