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Alstom clôture son exercice 2024/25 sur un bénéfice net de 149 M€

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Après une intégration délicate de Bombardier Transport, le groupe ferroviaire français affiche une performance financière pour son exercice 2024/25, et entrevoit l’avenir avec confiance.

    Alstom renoue avec les bénéfices. Après une année 2023/24 difficile marquée par une lourde perte, le constructeur ferroviaire français annonce ce mercredi un résultat net de 149 millions d’euros pour son exercice décalé 2024/25. Une amélioration par rapport à la perte de 309 millions d’euros enregistrée l’an dernier, qui témoigne d’une reprise portée par une activité commerciale soutenue et une gestion plus rigoureuse des coûts.

« Alstom a connu une année solide en 2024/25, réalisant une nouvelle performance commerciale robuste et enregistrant des commandes record dans les Services et la Signalisation », s’est félicité Henri Poupart-Lafarge, Directeur Général d’Alstom, dans un communiqué.

Un carnet de commandes historique et des perspectives solides

Avec 19,8 milliards d’euros de commandes enregistrées entre avril 2024 et mars 2025, Alstom affiche un ratio commandes sur chiffre d’affaires de 1,1, supérieur au seuil de référence d’un carnet de commandes soutenable. À la clôture de l’exercice, ce dernier s’établit à 95 milliards d’euros, un record qui garantit une forte visibilité sur les ventes à venir.

Dans un secteur en pleine mutation, marqué par la transition écologique et la digitalisation croissante des infrastructures de transport, le groupe capitalise sur sa position de leader mondial pour renforcer ses marges et sa présence dans les segments à forte valeur ajoutée.

« Nous poursuivons notre progression selon notre feuille de route opérationnelle, avec des marges sur carnet de commandes revenues à leur niveau d’avant la fusion et des indicateurs de qualité à leurs meilleurs niveaux », a précisé Henri Poupart-Lafarge.

 Résultats financiers en nette amélioration

Le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 18,5 milliards d’euros, en hausse de 4,9 % sur un an. Le résultat d’exploitation ajusté grimpe de 18 %, atteignant 1 177 millions d’euros, soit une marge de 6,4 %. Le résultat net ajusté s’établit quant à lui à 498 millions d’euros, tandis que le cash-flow libre, indicateur clé de la performance opérationnelle, s’envole à 502 millions d’euros.

Cette dynamique permet à Alstom de réduire considérablement sa dette nette, qui passe de près de 3 milliards d’euros à 434 millions d’euros en un an. Les capitaux propres s’élèvent désormais à 10,6 milliards d’euros, renforçant considérablement la structure financière du groupe.

Pas de dividende, priorité au renforcement du bilan

Malgré ces bons résultats, le Conseil d’administration a décidé de ne pas distribuer de dividende au titre de l’exercice. Une décision stratégique, qui vise à accélérer le désendettement et à préserver la capacité d’investissement du groupe.

« En gérant efficacement notre portefeuille de projets et en réalisant des économies de coûts, nous sommes bien positionnés pour suivre notre trajectoire financière », a souligné le dirigeant.

Une nouvelle phase s’ouvre pour Alstom

Trois ans après l’acquisition de Bombardier Transport, largement critiquée à ses débuts pour ses surcoûts et retards, Alstom semble désormais avoir tourné la page. L’intégration est désormais achevée, et le groupe entre dans une nouvelle phase de développement, axée sur les services, la digitalisation et l’innovation.

« Avec un bilan renforcé et l’intégration réussie de Bombardier, Alstom entame une nouvelle phase. Nous allons tirer parti de notre position de leader sur le marché pour accélérer sur les Services et développer la digitalisation de nos solutions », a déclaré Henri Poupart-Lafarge.

Ce mercredi 14 mai, malgré des résultats financiers solides pour l’exercice 2024/25, l’action d’Alstom a lourdement chuté à la Bourse de Paris. Dès l’ouverture, le titre a plongé de 15,76 %, s’établissant à 19,14 euros. Cette réaction des marchés s’expliquerait notamment par l’absence de distribution de dividende, ainsi que par des incertitudes persistantes sur le désendettement à long terme et la rentabilité future du carnet de commandes.

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