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Croissance France 2025 : la Banque de France confirme un ralentissement à +0,1 % au 2e trimestre

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L’économie française stagne au deuxième trimestre 2025 avec une croissance limitée à +0,1 %, selon la Banque de France.

Une dynamique molle, en deçà des ambitions gouvernementales, plombée par un commerce extérieur sous tension et des secteurs en difficulté.

 +0,1 % au deuxième trimestre. C’est le chiffre, modeste, que la Banque de France a confirmé ce mercredi 9 juillet dans son rapport mensuel. Une croissance au ralenti, identique à celle du premier trimestre, qui confirme que l’économie française patine en 2025.

L’institution ne fait que valider son pronostic du mois précédent. Mais le contraste est saisissant avec la prévision de l’Insee, légèrement plus optimiste (+0,2 %). Quant à l’objectif de +0,7 % fixé par le gouvernement, il semble de plus en plus hors d’atteinte.

L’élan de la demande intérieure s’essouffle

Principal moteur de la croissance hexagonale ces dernières années, la demande intérieure montre des signes d’essoufflement. Selon l’Insee, sa contribution à la croissance annuelle ne dépasserait pas 0,5 point en 2025, contre 0,6 point en 2024.

Un ralentissement qui alimente les inquiétudes sur la trajectoire budgétaire du pays. Car pour atteindre les +0,7 % espérés par l’exécutif, il faudrait enregistrer +0,2 % au troisième trimestre, puis +0,3 % au quatrième. Une séquence qui, à ce jour, relève du scénario optimiste.

Agriculture et industrie en progrès, énergie et construction à la peine

La situation reste contrastée selon les secteurs. En juin, l’agriculture et l’industrie ont progressé, mais l’effet d’entraînement est resté limité. En cause, notamment, la chute de 3,8 % de la production d’énergie, plombée par des températures exceptionnellement douces au printemps.

Autre point noir : la construction, qui recule de 0,6 %. Les services, qui pèsent plus de 80 % de la valeur ajoutée, n’apportent qu’un soutien minimal à l’économie : +0,2 % pour les services marchands, +0,1 % pour les non-marchands.

Un commerce extérieur sous pression

Après avoir porté la croissance en 2024, le commerce extérieur devient un frein. L’Insee table sur une contribution négative de -0,7 point cette année. En cause : les tensions géopolitiques (guerre Israël-Iran), les incertitudes douanières liées aux États-Unis, et un ralentissement de la demande mondiale.

Les entreprises françaises sont nombreuses à en ressentir les effets : 6 % d’entre elles déclarent un impact négatif des droits de douane américains sur leur activité. Ce chiffre grimpe à 8 % dans l’industrie manufacturière et 25 % dans le secteur automobile.

Une activité qui peine à redémarrer

Les perspectives pour juillet restent prudentes. L’activité devrait se poursuivre, mais à un rythme légèrement inférieur à celui de juin. Les tensions sur l’approvisionnement se stabilisent : 8 % des entreprises s’en disent affectées, un point de moins qu’en mai.

Mais l’heure n’est pas à l’enthousiasme. À mi-année, la croissance acquise n’est que de +0,2 %, loin de ce qu’il faudrait pour permettre au gouvernement de tenir sa ligne budgétaire. Avec une marge de manœuvre qui se réduit, l’exécutif va devoir composer avec une économie française plus résiliente que dynamique.

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