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vendredi, août 7, 2026
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Démission de Sébastien Lecornu : obligations françaises sous tension, CAC 40 en chute et euro affaibli

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  • La démission inattendue du Premier ministre, annoncée lundi 6 octobre au matin, a déclenché une onde de choc immédiate sur les marchés français.
  • Les taux d’emprunt se sont tendus, la Bourse de Paris a décroché et l’euro s’est replié, signe d’une nervosité amplifiée par l’incertitude politique.

   Le rendement de l’OAT à dix ans a brièvement franchi le seuil symbolique des 3,60 % avant de refluer, tandis que l’écart avec le Bund allemand s’est envolé vers un plus haut depuis janvier. Le CAC 40 a cédé plus de 2 % en matinée et l’euro est retombé autour de 1,17 $.

Moins d’un mois après sa nomination, Sébastien Lecornu a présenté sa démission, immédiatement acceptée par l’Élysée. Ce départ précipité, intervenu quelques heures à peine après l’annonce de son gouvernement, replonge l’exécutif dans l’incertitude et crispe les investisseurs.

Obligations : le seuil des 3,60 % testé, signe d’alerte

 Sur le marché obligataire, le rendement de la dette française à dix ans a touché 3,61 % avant de refluer vers 3,57 % en fin de matinée (10h30, heure de Paris), soit environ +7 points de base par rapport à la dernière clôture.

“Si le seuil des 3,60 % est franchi, la dette française pourrait être exposée à des attaques massives, amplifiant la nervosité des marchés”, prévient Antoine Andreani (XTB France), cité par BFM Business

L’écart de rendement avec l’emprunt allemand a bondi vers 89 points de base, contre 81 pb la veille, un pic inédit depuis le début de l’année — un mouvement emblématique de la prime de risque spécifique à la France.

Actions : les banques en première ligne, Paris décroche

À la Bourse de Paris, le CAC 40 a chuté de plus de 2 % autour de 10 h, emporté par les financières. Société Générale a plongé jusqu’à -8 % en séance, tandis que BNP Paribas et Crédit Agricole figuraient aussi parmi les plus fortes baisses. À l’inverse, quelques défensives liées à l’énergie et un titre de place boursière ont mieux résisté.

Hors indice vedette, SEB a décroché de près de 20 % après un nouvel avertissement sur résultats, sur fond de demande atone pour le petit électroménager.

Sur le marché des changes, la monnaie unique a cédé environ 0,6–0,7 % face au dollar, vers 1,17 $, dans le sillage de la dégradation du sentiment sur les actifs français et européens.

Pourquoi les marchés s’affolent-ils ?

Les opérateurs redoutent un effet domino : blocage budgétaire, risque de nouvelles élections, montée de la prime de risque et éventuelles agences de notation plus regardantes sur la trajectoire des finances publiques. L’absence de majorité claire à l’Assemblée et la succession de remaniements entretiennent l’idée d’un pays plus difficile à gouverner à l’approche de la saison budgétaire.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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