- Le gouvernement algérien a franchi une étape cruciale pour le développement du secteur agricole.
- Le jeudi 13 février, des accords ont été signés entre le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et les banques publiques pour le financement des projets agricoles.
La cérémonie de signature, placée sous la coprésidence du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzerd, et du ministre de l’Agriculture, Youcef Cherfa, s’est tenue en présence de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA).
Inscrite dans le cadre de la convention-cadre signée le 4 décembre 2023 avec l’Association des banques et établissements financiers (Abef), elle répond à une instruction présidentielle exigeant que « toutes les institutions financières publiques doivent financer le secteur agricole sans exception ».
Un levier stratégique pour la sécurité alimentaire
L’extension de l’accès au financement bancaire pour le secteur agricole « facilitera la mise en œuvre du plan national de développement des cultures stratégiques » et contribuera à atteindre les objectifs de l’État en matière de sécurité alimentaire, indique le communiqué conjoint.
Selon la même source, cet élargissement « permettra de renforcer le financement des projets agricoles soutenus par l’État », offrant ainsi aux agriculteurs et aux investisseurs « des conditions de prêt avantageuses » pour concrétiser leurs projets et développer leurs activités.
Des financements diversifiés pour les agriculteurs
Le Secrétaire général de l’UNPA, Abdellatif Dilmi, a souligné que la Banque de l’Agriculture et du Développement rural « ne peut pas satisfaire à elle seule les demandes de financement de tous les agriculteurs à l’échelle nationale ». Il a ainsi estimé qu’« il était nécessaire d’impliquer toutes les banques publiques » afin d’élargir les sources de financement disponibles.
Il a précisé que ces financements bénéficient aussi bien aux agriculteurs qu’aux éleveurs et aux investisseurs du secteur. « Le financement couvre les crédits d’achat de camions, véhicules et tracteurs indispensables aux activités agricoles et à la distribution », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il englobe également des « prêts pour l’acquisition d’équipements agricoles ainsi que la construction de chambres froides et d’entrepôts de stockage ».
Le dispositif inclut aussi « des prêts saisonniers destinés aux éleveurs de volailles, de bovins et de lapins, qui s’étendent généralement sur une période de trois à douze mois ». En outre, il permet de soutenir les projets agricoles tels que » la plantation d’arbres fruitiers, l’installation de serres plastiques, l’acquisition d’équipements de gestion de l’eau, l’achat de pompes, le forage de puits et l’achat d’outils d’irrigation ».
Concernant le plafond des financements, il a précisé qu’« il n’est pas limité et peut varier de quelques millions à 40 milliards de centimes, voire plus ». Il a souligné que ce montant « dépend des besoins du projet, notamment dans les régions du sud, où les investissements sont plus lourds ».
Une avancée décisive pour le secteur agricole
Cette mesure constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les agriculteurs et les investisseurs, qui bénéficieront d’un accompagnement bancaire optimal. En facilitant l’accès au crédit, l’Algérie mise sur une production agricole plus performante et mieux structurée, contribuant ainsi à la consolidation de son autosuffisance alimentaire.
L’objectif est d' »offrir les meilleurs services bancaires aux agriculteurs et de leur garantir un accompagnement financier optimal« , a conclu Abdellatif Dilmi. Cette initiative marque une nouvelle ère pour le développement rural et l’agriculture algérienne, avec l’ambition de hisser le pays au rang des grandes nations agricoles du continent africain.
