24.5 C
Paris
mardi, mai 26, 2026
AccueilActualitéInternationalCrise humanitaire à Gaza : Israël bloque l'aide, l'ONU et les pays...

Crise humanitaire à Gaza : Israël bloque l’aide, l’ONU et les pays arabes condamnent

Date:

  • Le dimanche 2 mars, Israël a annoncé la suspension de l’entrée de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, aggravant la crise humanitaire qui frappe ce territoire palestinien.
  • Cette décision, motivée par des désaccords avec le Hamas sur la prolongation du cessez-le-feu, a déclenché une vague de condamnations internationales.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié cette suspension par le rejet du Hamas d’une proposition américaine. Ce plan prévoyait une extension de la trêve jusqu’à la mi-avril, couvrant le Ramadan et la Pâque juive.

« Nous ne pouvons pas anéantir les progrès réalisés au cours des 42 derniers jours », a déclaré Thomas Fletcher, chef des affaires humanitaires de l’ONU, soulignant la nécessité de « faire entrer l’aide et libérer les otages ».

Le Hamas a rejeté la proposition, estimant qu’elle permettrait à Israël de « se soustraire » à ses engagements précédents, notamment la libération progressive des otages et le retrait complet des forces israéliennes de Gaza.

Condamnations de l’ONU et des pays arabes

La décision israélienne a été vivement critiquée par la communauté internationale. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un « retour immédiat de l’aide humanitaire dans Gaza » et exhorté « toutes les parties à faire les efforts nécessaires pour éviter un retour des hostilités ».

Thomas Fletcher a rappelé que « le droit international humanitaire est clair : nous devons être autorisés à accéder pour fournir une aide vitale et essentielle ».

Plusieurs pays arabes, dont l’Égypte, l’Arabie saoudite et le Qatar, ont dénoncé la suspension de l’aide. L’Égypte a condamné une « violation flagrante » du cessez-le-feu et du droit international humanitaire, de la quatrième convention de Genève et de toutes les lois religieuses.

L’Égypte souligne « l’absence de toute justification, circonstance ou logique qui peut permettre l’utilisation de la famine de civils innocents et l’imposition du blocus, en particulier pendant le mois du Ramadan comme arme contre le peuple palestinien ».

L’Arabie saoudite a accusé Israël d’imposer une « punition collective » à Gaza, qualifiant cette décision de « violation flagrante du droit international » dans un communiqué publié par l’agence officielle SPA.

Une crise humanitaire aggravée

La suspension de l’aide humanitaire intervient alors que Gaza est confrontée à une pénurie alimentaire sévère. « Il est vital de maintenir le cessez-le-feu et l’aide humanitaire », a averti Jagan Chapagain, secrétaire général de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Selon l’ONU, la majorité des 2,4 millions de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza sont confrontés à des conditions de vie désastreuses, avec des risques accrus de famine, surtout pendant le Ramadan.

Vers une reprise des hostilités ?

Le blocage de l’aide humanitaire et l’impasse dans les négociations font craindre une reprise des hostilités. Antonio Guterres a exhorté « toutes les parties à faire les efforts nécessaires pour éviter un retour des hostilités à Gaza ».

 La décision israélienne de suspendre l’aide humanitaire à Gaza suscite une inquiétude au niveau international. Alors que la population civile continue de subir les conséquences du blocus, un consensus urgent est nécessaire pour garantir l’accès à l’aide vitale et éviter une escalade du conflit.

Les plus populaires