15.1 C
Paris
samedi, août 8, 2026
AccueilActualitéEmmanuel Macron : « Si l'Ukraine demande des forces alliées, ce n'est...

Emmanuel Macron : « Si l’Ukraine demande des forces alliées, ce n’est pas à la Russie d’accepter ou pas »

Date:

3 min de lecture
  • Dans une interview accordée à plusieurs journaux régionaux, dont La Voix du Nord, Ouest-France et Le Dauphiné Libéré, Emmanuel Macron a réaffirmé la position de la France sur le conflit en Ukraine et les enjeux de sécurité en Europe.
  • Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de discussions directes entre la France et la Russie tout en dénonçant « l’insincérité de l’engagement russe » dans le processus de paix.

Alors que les États-Unis et l’Ukraine ont proposé une trêve d’un mois, la Russie n’a pas encore donné son accord. Face à cette situation, Emmanuel Macron a déclaré que des « échanges directs » seront nécessaires avec Vladimir Poutine « et entre négociateurs français et russes pour clarifier cet agenda » sur les garanties de sécurité à apporter à l’Ukraine.

Le président français a également défendu l’idée d’un éventuel déploiement de forces alliées en Ukraine, si Kiev en faisait la demande. « Si l’Ukraine demande à des forces alliées d’être sur son territoire, ce n’est pas à la Russie d’accepter ou pas », a-t-il martelé.

Selon lui, plusieurs pays européens et non européens se sont déjà dits prêts à participer à cette initiative, qui consisterait à envoyer « quelques milliers d’hommes » sur des points-clés pour mener des « programmes d’entraînement » et assurer un soutien sur le long terme.

Une mise en garde adressée à Moscou

Alors que les discussions internationales se poursuivent, Emmanuel Macron a averti que la Russie devait s’engager sincèrement dans le processus de paix, sous peine de voir les sanctions et représailles américaines se durcir.

« Si la Russie ne s’engage pas sincèrement dans la paix, le président Trump va durcir les sanctions et les représailles. Et donc, on changera totalement de dynamique », a-t-il estimé.

Le chef de l’État a aussi réaffirmé que les Ukrainiens ne pouvaient « en aucun cas faire des concessions territoriales et n’avoir aucune garantie de sécurité ». Une déclaration qui vient renforcer la position de la France en faveur d’un soutien inébranlable à Kiev.

Une défense européenne à renforcer

Par ailleurs, Emmanuel Macron a profité de cet entretien pour aborder la question de l’industrie de défense en Europe. Il a expliqué avoir demandé aux industriels français de l’armement de « démarcher les États européens qui ont pris l’habitude d’acheter américain ».

Il a notamment cité l’exemple des missiles Patriot, auxquels il veut opposer le SAM-T de nouvelle génération franco-italien, ainsi que du F-35 américain, pour lequel il souhaite promouvoir le Rafale.

« Ceux qui achètent (des missiles) Patriot, il faut leur proposer le SAM-T nouvelle génération franco-italien ; ceux qui achètent du F35, il faut leur proposer du Rafale », a-t-il insisté, ajoutant vouloir « produire plus » d’avions de chasse Dassault Aviation plutôt que d’accélérer le programme d’avion du futur.

La Rédactionhttps://echosplus.com
La Rédaction d’Echos Plus propose une information indépendante, rigoureuse et accessible sur l’actualité économique, financière et géopolitique en France, au Maghreb, en Europe et à l’international. À travers des analyses, décryptages et mises en perspective, nous couvrons les grands enjeux qui transforment les économies et les sociétés : énergie, finance, entreprises, marchés, innovation et commerce international. Signés « La Rédaction », nos articles reflètent l’engagement d’Echos Plus en faveur d’un journalisme de qualité, au service de la compréhension des mutations du monde et du dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.

Les plus populaires