- À Alger, Mohamed Arkab et Parks Tau ont donné un coup d’accélérateur au partenariat Algérie–Afrique du Sud en marge de l’IATF 2025 (4–10 septembre).
- Au programme : hydrocarbures sur toute la chaîne de valeur, métaux critiques, et déploiement de projets solaire, éolien, stockage et hydrogène vert dans le cadre de l’AGHA.
- Les deux parties saluent des relations « historiques et solides » et un climat d’investissement jugé « attractif » pour concrétiser rapidement.
Alger— En marge de la 4ᵉ Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), organisée du 4 au 10 septembre à Alger, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a accueilli son homologue sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence, Parks Tau. L’entretien s’est tenu en présence de l’ambassadeur d’Afrique du Sud en Algérie, du PDG de Sonatrach, Rachid Hachichi, et de cadres du ministère, indique un communiqué.
Les deux parties ont rappelé « le caractère historique et la solidité » des relations bilatérales et ont passé en revue les pistes de coopération dans l’énergie, les mines et les énergies renouvelables, avec un accent sur les hydrocarbures sur toute la chaîne de valeur et sur la recherche, l’exploration et la transformation des ressources minières. Les métaux critiques et stratégiques ont été identifiés comme « essentiels dans les industries liées aux énergies renouvelables », souligne la même source.
Cap sur le solaire, l’éolien et l’hydrogène vert
Au registre des énergies propres, Alger et Pretoria ont évoqué le développement de projets en solaire photovoltaïque, éolien, stockage énergétique et hydrogène vert. Ces priorités s’inscrivent dans le cadre de l’Alliance africaine de l’hydrogène vert (AGHA), présidée par l’Afrique du Sud, qui vise à fédérer les efforts du continent autour de cette filière.

Investissements et transfert de technologie
Les discussions ont également porté sur les opportunités d’investissement, l’échange d’expertise et l’élargissement de la coopération dans l’électricité et la production d’équipements. Pretoria a exprimé sa volonté d’approfondir les relations économiques, en particulier dans les hydrocarbures et la commercialisation du gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que sa disposition à partager son savoir-faire dans les mines et les renouvelables afin d’appuyer les projets d’exploration et de transformation des ressources.
Un partenariat rehaussé depuis 2024
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des conclusions de la visite d’État de décembre 2024 en Algérie du président sud-africain Cyril Ramaphosa, à l’invitation du président Abdelmadjid Tebboune, les deux pays réitérant leur volonté de hisser le partenariat à un niveau supérieur.
Soulignant « l’importance capitale » du renforcement de la coopération avec l’Afrique du Sud, Mohamed Arkab a mis en avant les fortes potentialités du secteur algérien de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, portées par de nouveaux cadres juridiques et réglementaires favorables à l’investissement. Il a invité les entreprises sud-africaines à saisir ces opportunités prioritaires.
