- En marge de de la 6ᵉ journée de l’IATF 2025 (4–10 septembre), des entreprises algériennes ont signé plusieurs contrats dans les industries mécaniques au Palais des expositions des Pins Maritimes.
- Leur montant cumulé dépasse 500 M USD, avec un taux d’intégration visé de 12 % pour FAW et des volets d’exportation vers la Libye, le Mali, le Tchad, le Sénégal et les États-Unis.
Au Palais des expositions des Pins Maritimes, en marge de l’IATF 2025, des entreprises algériennes ont scellé des contrats sur des batteries, faisceaux, filtres et pièces intérieures, renforçant la chaîne d’approvisionnement mécanique et soutenant l’exportation vers plusieurs pays du continent.
Chery Algérie a signé cinq conventions de sous-traitance avec des opérateurs nationaux, dont un mémorandum d’entente avec CATEL pour équiper les véhicules en faisceaux électriques (environ 7,7 M USD), ainsi qu’un contrat de 130 M USD avec Fabcom pour les batteries automobiles, un contrat d’environ 23 M USD avec Dedax pour différents filtres, et deux accords complémentaires avec Hamadou Ezzedine (câbles et faisceaux) et Briks (plaquettes de freins), posant les bases d’un écosystème local au service de la fabrication des modèles Chery en Algérie.
FAW Trucks : 12 % d’intégration dès la première phase
Le holding Algeria Chemical Specialities (ACS) a conclu trois contrats avec Algeria FAW Trucks Industries, qui prévoit d’assembler en Algérie des camions de la marque chinoise FAW. En intégrant les accords conclus avec la Société nationale de sidérurgie (SNS), l’enveloppe atteint près de 200 millions de dollars. Les véhicules intégreront des composants produits localement — verre, rétroviseurs, peinture, plastique — pour un taux d’intégration estimé à 12 % dès le lancement.
Export : VMS et Amimer Energy accélèrent en Afrique
Côté export, le fabricant de motocycles VMS a signé deux accords commerciaux—avec la libyenne Mahroussa Export et lamalienne Sinasoft Multiservices—portant sur l’expédition de véhicules finis et de pièces détachées.
Dans le même mouvement, Amimer Energy a officialisé trois contrats avec la tchadienne ENCOBAT, pour une valeur globale estimée à 100 millions de dollars : ils couvrent l’exportation de motocyclettes électriques, la distribution d’équipements énergétiques et la réalisation d’une centrale hybride solaire-diesel.
Alliances régionales et diversification sectorielle
La Bourse algérienne de la sous-traitance et du partenariat (BASTP) a signé un MoU avec l’Association tunisienne des équipementiers automobiles (TAA). L’objectif : échanger des expertises et renforcer l’intégration de la sous-traitance mécanique, en visant la production de véhicules destinés à l’export hors du continent africain.
Dans le même temps, Briks (plaquettes de freins) s’est alliée au tunisien Velosi (tricycles électriques), tandis que AMC Filter a signé un contrat d’exportation de filtres vers le Sénégal.
Dans les équipements médicaux, la société algérienne Somemi Plus exportera des dispositifs médicaux vers les États-Unis via un contrat de 5 millions de dollars avec l’américaine Carpathia. Enfin, Baic Algérie a conclu un accord avec la sud-africaine Feltex Automotive Trim : près de 50 millions de dollars seront investis en première phase en Algérie pour fabriquer des pièces intérieures destinées aux véhicules Baic, avec une capacité d’approvisionnement potentielle pour d’autres marques.
« Intégration nationale » et emploi qualifié comme cap
Pour Mohamed Mostefai, directeur des industries mécaniques au ministère de l’Industrie, ces signatures vont permettre la hausse du taux d’intégration nationale pour le développement d’une véritable industrie automobile, la réduction de la facture d’importation et mobilisation d’une main-d’œuvre algérienne qualifiée.
Au-delà des chiffres, la dynamique enclenchée contribue à la structuration d’écosystèmes clés — câblage, batteries, filtration, plasturgie, vitrage, peinture, freinage — susceptibles d’améliorer la compétitivité, l’emploi et la balance commerciale.
