À l’IATF 2025, SOMEMI PLUS a signé avec l’américaine CARPATHIA un accord pluriannuel pour distribuer sur le marché nord-américain des implants médicaux « made in Algeria ». Son fondateur, Adel Bensaci, veut faire de son groupe le premier fabricant national d’implants, aligné dès le départ sur les normes internationales, avant de viser l’Afrique via la ZLECAf.
| Marché africain visé | 1,5 milliard d'habitantsTaille du marché africain visé par la stratégie de positionnement, avec la ZLECAf comme co |
|---|---|
| Pays représentés à l'IATF 2025 | 48 paysPublic venu à l'IATF 2025, où SOMEMI PLUS a présenté ses capacités d'usinage et son projet |
| Sous-régions africaines ciblées | 300 à 400 millions d'habitantsStratégie séquencée par zones : la ZLECAf comme colonne vertébrale, puis ces sous-régions, |
| Dernier palier d'investissement | 2020Complété aujourd'hui pour franchir l'étape des dispositifs médico-implantables |
| Expérience industrielle | trois décenniesSocle de SOMEMI PLUS dans l'usinage de haute précision |
- À l’IATF 2025, SOMEMI PLUS scelle avec CARPATHIA USA un accord pour distribuer des implants « made in Algeria » sur le marché américain.
- Son fondateur, Adel Bensaci, nous dévoile sa stratégie mêlant souveraineté sanitaire, montée en normes et ambition export, de l’Amérique du Nord à la conquête des pays africains dans le cadre de la Zlecaf.
SOMEMI PLUS, société spécialisée dans la mécanique de précision, a mis le cap sur les dispositifs médico-implantables. Pourriez-vous nous en parler…
SOMEMI PLUS s’appuie sur trois décennies d’expérience industrielle et une culture d’investissement continu dans l’usinage de haute précision. Notre dernier palier d’investissement date de 2020 et nous le complétons aujourd’hui pour franchir une étape stratégique : les dispositifs médico-implantables.
Le timing n’est pas un hasard : la maturité de nos équipes, la disponibilité d’équipements de dernière génération et l’ampleur du besoin nous permettent d’entrer sur ce segment avec ambition.
Le marché algérien importe encore la quasi-totalité de ses implants alors que l’orthopédie relève souvent de l’urgence — « médecine de guerre ». Produire localement, c’est sécuriser l’accès, raccourcir les délais et élever la souveraineté sanitaire. Nous nous positionnons pour être le premier fabricant national crédible sur cette gamme, avec un niveau de qualité export.
Comment conciliez-vous la substitution aux importations et la conquête internationale ?
Nous pensons « à double focale ». À court terme, répondre au besoin domestique critique : disponibilité, traçabilité, service. À moyen terme, l’export n’est pas une option mais une étape naturelle de croissance. La demande mondiale en implants exigeants ouvre des niches où un acteur agile, compétitif et certifié peut s’insérer.
Concrètement, nous alignons nos procédés sur des standards internationaux dès le départ, afin que chaque lot destiné au marché local soit, par conception, prêt à l’export. Cette approche évite les « deux vitesses » et crée des économies d’échelle sur la qualité. La conquête internationale commence par des marchés pilotes très normés, puis s’étend. Notre vision est claire : intégrer durablement des chaînes de valeur globales tout en ancrant une base industrielle solide en Algérie.
Considérez-vous l’IATF comme une vitrine et un accélérateur pour atteindre des objectifs et des résultats concrets ?
Nous avions un double objectif à l’IATF : d’abord montrer le niveau industriel de l’Algérie à un public venu de 48 pays ; ensuite, convertir cette visibilité en opportunités d’affaires.
Sur le premier volet, nous avons présenté nos capacités d’usinage, nos méthodes qualité et notre projet d’implants. Sur le second, la densité des rencontres a été décisive : de nombreuses visites, des prospects qualifiés et, surtout, cette opportunité avec CARPATHIA USA.
Justement, qu’en est-il du partenariat que vous avez conclu avec la société américaine CARPATHIA en marge de l’IATF ?
CARPATHIA est dirigée par un Américain d’origine algérienne, ancré dans l’ingénierie mécanique et des secteurs stratégiques comme la défense et l’aérospatiale. Lorsque nous avons présenté notre projet de développement — montée en gamme, conformité réglementaire, industrialisation — l’alignement a été immédiat : même exigence technique, même vision long terme. L’accord signé porte sur la distribution de dispositifs médicaux implantables fabriqués en Algérie pour le marché nord-américain.
Ce n’est pas une « vente flash » : il s’agit d’un partenariat pluriannuel qui combine accès au marché, accompagnement réglementaire et intégration aux chaînes d’approvisionnement. CARPATHIA ne se contente pas de commercialiser ; le partenaire nous ouvre son réseau, ses exigences, ses retours de terrain. L’horizon est celui d’une implantation durable sur un marché pérenne et exigeant.
Comment vous préparez-vous aux exigences réglementaires et qualité des marchés internationaux ?
Notre socle, c’est la standardisation. Nous sommes depuis plusieurs années engagés sur trois référentiels : ISO 9001 (management de la qualité), ISO 14001 (management environnemental) et ISO 45001 (santé et sécurité au travail). Nous avançons vers l’ISO 13485, spécifique aux dispositifs médicaux, qui structure l’ensemble du cycle de vie du produit : conception, fabrication, contrôle, traçabilité, gestion des risques. Au-delà des normes, il y a la réglementation et l’écosystème d’audits.
Là encore, l’apport de CARPATHIA est déterminant : compréhension des attentes nord-américaines, préparation des dossiers, bonnes pratiques de validation. Notre logique est d’industrialiser avec les bons standards dès l’amont pour éviter les réingénieries coûteuses.
Quelle est votre stratégie de positionnement sur le marché africain de 1,5 milliard d’habitants ?
L’Afrique est une priorité structurante. Nous partons d’un constat simple : un continent jeune, en forte urbanisation, où les besoins en orthopédie croissent avec les traumatismes, le sport et le vieillissement. Notre stratégie est séquencée par zones : la ZLECAf comme colonne vertébrale, puis des sous-régions de 300 à 400 millions d’habitants, parfois avec monnaie commune, ce qui facilite la logistique et l’homologation.
Nous mènerons des pilotes commerciaux dans quelques pays clés, en bâtissant des partenariats de distribution et de maintenance, avec un support clinique. « Premier arrivé, premier servi » n’exclut pas l’exigence : les marchés du Sud ne sont plus des débouchés de second rang. Ils demandent la même qualité et la même conformité que les marchés du Nord — nous nous y alignons.
Quels sont les atouts de l’Algérie en matière de compétitivité et quel choix faites-vous entre standardisation de masse et sur-mesure ?
L’Algérie dispose de facteurs de production compétitifs : coûts maîtrisés, base technique solide, énergie et talents. Mais notre avantage ne doit pas se diluer dans des volumes standardisés à faible marge.
Nous privilégions la spécialisation et le sur-mesure : implants et composants à haute valeur ajoutée, géométries complexes, petites et moyennes séries, services autour du produit. Ce positionnement nous permet de combiner qualité et compétitivité.
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Questions fréquentes
Qu’est-ce que SOMEMI PLUS et que fabrique l’entreprise ?
SOMEMI PLUS est une société algérienne de mécanique de précision forte de trois décennies d’expérience. Elle se lance dans les dispositifs médico-implantables et vise à devenir le premier fabricant national crédible d’implants orthopédiques, avec un niveau de qualité destiné à l’export.
Quel accord SOMEMI PLUS a-t-il signé avec CARPATHIA à l’IATF 2025 ?
À l’IATF 2025, SOMEMI PLUS a conclu avec l’américaine CARPATHIA un partenariat pluriannuel portant sur la distribution d’implants fabriqués en Algérie vers le marché nord-américain. L’accord combine accès au marché, accompagnement réglementaire et intégration aux chaînes d’approvisionnement.
Pourquoi produire des implants en Algérie plutôt que les importer ?
L’Algérie importe encore la quasi-totalité de ses implants, alors que l’orthopédie relève souvent de l’urgence. Selon Adel Bensaci, produire localement sécurise l’accès aux soins, raccourcit les délais et renforce la souveraineté sanitaire du pays.
Quelles normes et quels marchés vise SOMEMI PLUS pour ses implants ?
L’entreprise est certifiée ISO 9001, 14001 et 45001, et progresse vers l’ISO 13485, propre aux dispositifs médicaux. Après le marché nord-américain, elle vise l’Afrique et ses 1,5 milliard d’habitants, en s’appuyant sur la ZLECAf comme colonne vertébrale.
