- L’Assemblée générale de l’ONU a adopté la « déclaration de New York » (142–10–12), relançant la solution à deux États et exigeant le désarmement du Hamas.
- Face au projet E1 et au « Il n’y aura pas d’État palestinien » de Benyamin Nétanyahou, Paris réplique via Jean-Noël Barrot : « Il y aura un État palestinien ».
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté, vendredi 12 septembre, la « déclaration de New York » (142 voix pour, 10 contre, 12 abstentions) qui trace des étapes concrètes vers deux États et condamne le Hamas, en réclamant son désarmement.
La « déclaration de New York » appelle à des étapes tangibles et datées vers la création d’un État palestinien viable, condamne les attaques du 7 octobre 2023 et exige que le Hamas rende les armes. Le texte évoque un dispositif international de stabilisation et le rôle de l’Autorité palestinienne.
À Maalé Adoumim, Nétanyahou entérine E1 et « enterre » la perspective d’un État
Lors d’une cérémonie à Maalé Adoumim (Cisjordanie occupée), le Premier ministre israélien a déclaré : « Nous préserverons notre patrimoine, notre territoire et notre sécurité », avant d’assurer : « Il n’y aura pas d’État palestinien ; cet endroit nous appartient. »
L’accord signé accélère le projet E1 : plus de 3 400 logements et des aménagements reliant Maalé Adoumim à Jérusalem-Est, dans une zone d’environ 12 km², longtemps gelée pour ne pas heurter les alliés occidentaux. Les Nations unies alertent : E1 morcelerait la Cisjordanie et isolerait Jérusalem-Est des centres palestiniens.
Jean-Noël Barrot : « Il y aura un État palestinien »
Invité de France Inter, le ministre démissionnaire des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a martelé : « Il y aura un État palestinien », ajoutant que la reconnaissance à New York est « la seule solution susceptible d’apporter la paix et la stabilité dans la région » et la meilleure manière « de donner tort au Hamas » en garantissant la sécurité d’Israël.
« Il y a six millions de Juifs, six millions d’Arabes sur ce territoire […] seule une solution politique avec un État palestinien démilitarisé […] est susceptible » de clore le conflit, a-t-il plaidé.
Bruxelles hausse le ton
Mercredi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé qu’elle proposerait des sanctions visant des ministres extrémistes et colons violents, ainsi qu’une suspension partielle des volets commerciaux de l’accord d’association UE–Israël — une inflexion majeure de la ligne européenne
