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Plan Trump pour Gaza : cessez-le-feu immédiat, libération des otages et gouvernance transitoire — Netanyahou « soutient », Paris salue

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  • Dévoilé à la Maison Blanche lors d’une rencontre avec Benyamin Netanyahou, le plan en 20 points de Donald Trump promet d’« arrêter immédiatement la guerre » à Gaza, un retrait par étapes de l’armée israélienne et la libération des otages sous 72 heures.
  • Washington évoque une autorité provisoire « technocratique et apolitique », hors du Hamas, et une ambitieuse relance économique du territoire.

   Préparé depuis plusieurs mois, le document détaille un gel des lignes de front, l’arrêt des bombardements et un échange otages-prisonniers à large échelle. « Pendant ce temps, toutes les opérations militaires, y compris les bombardements aériens et d’artillerie, seront suspendues, et les lignes de bataille resteront figées », précise la Maison Blanche.

Une fois les otages libérés, Israël relâcherait « plus de 1 000 prisonniers palestiniens, dont plusieurs centaines condamnés à perpétuité ».

Un cessez-le-feu en 20 points et un calendrier serré

Le plan présenté ce lundi 29 septembre prévoit un arrêt immédiat des hostilités à Gaza, accompagné d’un retrait par étapes des forces israéliennes. La libération de tous les otages interviendrait « dans les 72 heures suivant le feu vert d’Israël ». En contrepartie, une séquence d’échanges doit conduire à la sortie progressive de prisonniers palestiniens, « dont plusieurs centaines condamnés à perpétuité ».

Gouvernance transitoire sans le Hamas

Le texte confie l’administration du territoire à une autorité temporaire « technocratique et apolitique », dont le Hamas serait exclu. Elle serait placée sous la supervision d’un « comité de la paix » présidé par Donald Trump, avec un rôle attribué à l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. « Le Hamas et d’autres factions accepteront de ne jouer aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, directement, indirectement ou de toute autre manière », précise encore la Maison Blanche.

Sur le volet civil, le document précise que « personne ne sera forcé » de quitter Gaza ; les habitants seraient même « encouragés » à rester pour participer à la reconstruction.

Devant la presse, Benyamin Netanyahou a déclaré « soutenir » le plan. « Je soutiens votre plan pour mettre fin à la guerre à Gaza, qui nous permet d’atteindre nos buts de guerre. », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse.  « Si le Hamas rejette votre plan, M. le Président, ou s’ils disent l’accepter, mais font ensuite tout pour le bloquer, Israël va terminer le travail soi-même», prévient-il

À Paris, Emmanuel Macron « souhaite qu’Israël s’engage résolument sur cette base ». « Le Hamas n’a pas d’autre choix que de libérer immédiatement tous les otages et suivre ce plan », écrit le président français sur X, promettant que la France sera « vigilante aux engagements de chacune des parties ».

De son côté, Donald Trump assure que les États-Unis sont « très, très proches » de conclure un accord. « C’est un grand, grand jour, un jour magnifique », a indiqué le président américain, en précisant que « tout le monde », à l’exception du Hamas, a approuvé son initiative : « Mais j’ai le pressentiment que nous allons avoir une réponse positive. »

« Aucun président n’a été un plus grand ami d’Israël que moi »

Le président américain a revendiqué sa proximité avec l’État hébreu : « Aucun président dans l’histoire n’a été un plus grand ami de l’État d’Israël que moi », tout en assurant son « grand respect » pour le pays et en décrivant cette journée comme « peut-être l’un des plus beaux jours de la civilisation ».

 Reconstruction : la « Riviera du Moyen-Orient » et une zone économique spéciale

Le plan vise à « reconstruire et à dynamiser Gaza ». Donald Trump remet en avant l’idée de transformer l’enclave en « Riviera du Moyen-Orient». Un groupe d’experts, « qui ont contribué à la naissance de certaines des villes modernes florissantes du Moyen-Orient », serait mobilisé. Le texte évoque la création d’une zone économique spéciale, assortie de tarifs douaniers et de taux d’accès préférentiels pour attirer les investissements.

Le rôle des médiateurs et l’épisode qatari

Avant la conférence de presse commune, Benyamin Netanyahou a présenté ses excuses au Premier ministre du Qatar pour les frappes israéliennes ayant visé le Hamas dans ce pays, lors d’un appel depuis la Maison Blanche. Donald Trump avait critiqué cette attaque contre le Qatar, allié majeur de Washington et médiateur clé dans les discussions sur Gaza. L’implication de Doha et du Caire reste centrale pour transmettre la proposition au Hamas et en garantir la mise en œuvre.

Le Forum des familles d’otages israéliens a salué « un accord historique qui permettra à notre peuple de guérir, de mettre fin à la guerre et de tracer un nouvel avenir pour le Moyen-Orient ».

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