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mercredi, avril 29, 2026
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Maroc : la Banque mondiale accorde 500 millions de dollars pour booster l’emploi et la croissance verte

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  • La Banque mondiale a approuvé un financement de 500 millions de dollars en faveur du Maroc pour soutenir la création d’emplois et accélérer la transition vers une économie verte.
  • Ce programme vise notamment les jeunes, les femmes et les PME, avec des objectifs concrets à l’horizon 2029.

   Le Maroc bénéficie d’un nouvel appui financier majeur. La Banque mondiale a annoncé l’octroi d’un financement de 500 millionsde dollars destiné à soutenir le programme national de création d’emplois et de croissance verte.

Dans un communiqué, l’institution précise que cette opération constitue la première d’une série de trois financements. Elle s’inscrit dans le cadre de la « Feuille de route pour l’emploi du Maroc », en ciblant des secteurs où les réformes peuvent avoir un impact direct sur la vie des citoyens.

L’objectif consiste à accélérer les réformes économiques et créer les conditions d’une croissance plus inclusive et durable.

Priorité à l’insertion des jeunes et à l’emploi des femmes

Le programme accorde une attention particulière à l’insertion professionnelle des jeunes et à l’amélioration de l’accès des femmes au marché du travail. Selon la Banque mondiale, les mesures prévues permettront de toucher plus de 330.000 demandeurs d’emploi d’ici 2029, notamment à travers le renforcement des dispositifs d’accompagnement et de formation.

Un autre levier clé concerne le développement des structures d’accueil de la petite enfance. Le financement prévoit la création de plus de 40.000 nouvelles places, ainsi que 1.200 emplois directs pour les femmes dans ce secteur, contribuant ainsi à lever un frein majeur à leur participation économique.

Par ailleurs, le programme ambitionne de mieux aligner les systèmes d’éducation et de formation avec les besoins du secteur privé, afin de réduire le décalage entre compétences disponibles et demandes du marché.

Soutien renforcé aux PME et amélioration du climat des affaires

Au-delà de l’emploi, l’opération vise à améliorer l’environnement économique, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME), considérées comme un moteur essentiel de la croissance.

Le Maroc poursuit ainsi la modernisation de son cadre d’insolvabilité afin de faciliter le traitement des difficultés financières des entreprises. Les mécanismes de garantie de crédit seront également renforcés, tandis que les procédures d’investissement seront simplifiées, notamment via les Centres régionaux d’investissement.

Ces réformes s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à bâtir une économie plus résiliente, capable de soutenir l’entrepreneuriat et d’attirer davantage d’investissements.

 Transition énergétique et ambitions industrielles

Le financement de la Banque mondiale intervient également dans un contexte où le Maroc accélère sa transition énergétique. Le programme doit contribuer à lever les obstacles qui freinent encore l’engagement des investisseurs privés dans les énergies renouvelables.

Il soutient aussi le développement des services d’efficacité énergétique, appelés à jouer un rôle clé dans la réduction de l’empreinte carbone du pays.

En parallèle, l’industrie pharmaceutique marocaine figure parmi les secteurs stratégiques ciblés. Les autorités ambitionnent de renforcer sa présence à l’international, avec des exportations qui devraient être multipliées par sept d’ici 2029.

Une transformation structurelle sur le long terme

Selon la Banque mondiale, cette opération repose sur une approche programmatique visant à produire des résultats concrets sur le terrain. Elle vient renforcer les réformes déjà engagées et leur donner une nouvelle impulsion.

À mesure que ces transformations s’ancreront, les financements suivants devraient approfondir l’amélioration du climat d’investissement et élargir les opportunités de croissance verte et inclusive. L’enjeu est de construire une économie plus compétitive, durable et capable de générer des emplois de qualité.

Lever les freins à l’émergence d’entreprises à forte croissance

Pour Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de la Division Maghreb et Malte à la Banque mondiale, ces réformes visent à corriger un déséquilibre structurel de l’économie marocaine, en particulier la difficulté à faire émerger des entreprises à fort potentiel.

Il souligne ainsi que « ces réformes s’attaquent à l’un des obstacles les plus persistants à la création d’emplois au Maroc », à savoir « la lenteur de l’émergence d’entreprises à forte croissance ». En agissant à la fois sur le climat des affaires, les contraintes sectorielles et le soutien à ces entreprises, le responsable estime que cette opération permettra de « créer les conditions permettant aux entreprises de se développer », mais aussi de « surmonter les difficultés financières et d’attirer des investissements durables ».

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