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Carburants : le gouvernement maintient le cap des aides ciblées face à la flambée des prix

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  • Face à des prix à la pompe toujours élevés, l’exécutif prépare de nouvelles aides pour le mois de juin, destinées aux ménages modestes, aux « gros rouleurs » et aux secteurs professionnels les plus exposés.
  •  Invitée de France 2, Maud Bregeon a défendu une stratégie de soutien ciblé, présentée comme plus efficace et compatible avec la maîtrise du déficit public.

   Le gouvernement entend prolonger son dispositif de soutien face à la hausse des carburants. Invitée mardi 19 mai des « 4 Vérités » sur France 2, la porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, a confirmé que de nouvelles mesures seraient présentées jeudi par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

« On va annoncer les aides pour juin », a-t-elle indiqué, en soulignant la nécessité d’ajuster la réponse publique à un contexte énergétique mouvant. « Face à une situation extrêmement volatile, on doit adapter autant que possible nos mesures de soutien », a-t-elle ajouté.

Les ménages modestes et les « gros rouleurs » ciblés

La ligne de l’exécutif reste inchangée : privilégier les aides ciblées plutôt qu’un dispositif généralisé. L’objectif est de concentrer l’effort budgétaire sur les catégories les plus touchées par l’envolée des prix à la pompe.

Ces mesures doivent concerner « les secteurs d’activité les plus exposés », mais aussi « les Français les plus modestes comme les gros rouleurs », a précisé Maud Bregeon. Selon elle, ce choix permet de soutenir à la fois les ménages fragilisés et les professions dépendantes de leurs déplacements.

Une réponse ajustée à la crise géopolitique

Depuis plusieurs mois, le gouvernement avance par séquences. « En mars, on a mis en place des aides pour avril, en avril, on a déployé des aides pour mai. Et donc là, on va annoncer les aides pour juin », a rappelé la ministre.

Cette approche graduelle s’explique, selon l’exécutif, par l’incertitude géopolitique et la volatilité des marchés énergétiques. « On s’adapte à une situation géopolitique qui est extrêmement incertaine », a insisté Maud Bregeon, tout en affirmant une ligne directrice : « ne pas laisser tomber les secteurs d’activité les plus exposés et les Français qui roulent le plus ».

Le gouvernement défend une logique budgétaire

Maud Bregeon a également justifié le refus d’une aide massive et indifférenciée par la nécessité de préserver les finances publiques. « C’est un choix responsable, qui n’est peut-être pas le choix le plus populiste », a-t-elle estimé.

La ministre a rappelé l’objectif de déficit public à 5 %, présenté comme une condition pour maintenir les investissements dans les services publics et l’électrification. « Ce qu’on dépense aujourd’hui, on va devoir l’économiser demain », a-t-elle prévenu.

Les agriculteurs déjà soutenus à hauteur de 90 millions d’euros

Le secteur agricole fait partie des professions les plus directement exposées à la hausse des carburants. Lundi sur TF1, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a assuré que les aides aux gros rouleurs et à certaines catégories professionnelles « ne cesseront pas du jour au lendemain ».

Selon elle, environ 90 millions d’euros ont déjà été engagés pour soutenir les agriculteurs depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Une enveloppe qui illustre la volonté du gouvernement de maintenir un filet de sécurité, sans revenir à une aide généralisée sur les carburants.

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