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Obésité : la France va rembourser Wegovy et Mounjaro dès la mi-juin

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La France rembourse le Wegovy et le Mounjaro, deux traitements anti-obésité jusqu'ici facturés environ 300 euros par mois, à partir de la mi-juin. Première dans l'Union européenne, cette prise en charge par la Sécurité sociale, fixée à 65 % et souvent portée à 100 %, pourrait concerner jusqu'à un million de patients atteints d'obésité sévère.

  • La France va prendre en charge deux traitements anti-obésité très attendus, Wegovy et Mounjaro, jusque-là facturés environ 300 euros par mois.
  • Le remboursement, strictement encadré, concernera les patients atteints d’obésité sévère et pourrait bénéficier jusqu’à un million de personnes.

   Un remboursement inédit dans l’Union européenne. Invitée de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce jeudi 28 mai, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé que la France allait rembourser deux médicaments anti-obésité : Wegovy, du laboratoire danois Novo Nordisk, et Mounjaro, développé par l’américain Eli Lilly.

Déjà disponibles sur ordonnance en pharmacie depuis fin 2024, ces traitements représentent aujourd’hui un coût d’environ 300 euros par mois pour les patients. À partir de la mi-juin, ils seront pris en charge par la Sécurité sociale.

« Je suis assez fière, parce que nous sommes le premier pays de l’Union européenne qui accède au remboursement dans le droit commun, de façon pérenne », a déclaré Stéphanie Rist.

Une prise en charge à 65 %, souvent portée à 100 %

Officiellement, le remboursement sera fixé à 65 %. Mais la ministre a souligné que la majorité des patients concernés devraient bénéficier d’une prise en charge intégrale, en raison de pathologies associées.

« Quasiment tous les patients seront pris en charge » intégralement, car ils présentent souvent des comorbidités « comme la tension ou le diabète », a précisé Stéphanie Rist. « Pour la très grande majorité, ce sera un remboursement à 100 %. »

Selon la ministre, le coût pour les finances publiques est évalué à une centaine de millions d’euros en année pleine, une fois la montée en charge des prescriptions réalisée.

Des critères d’éligibilité strictement encadrés

Le remboursement ne sera toutefois pas ouvert à tous les patients en situation d’obésité. Selon les arrêtés publiés au Journal officiel, la prescription initiale sera réservée aux médecins exerçant dans des structures spécialisées dans l’obésité, notamment les centres spécialisés de l’obésité, les CHU ou certains établissements de soins médicaux et de réadaptation.

« Nous nous basons sur les recommandations de la Haute Autorité de santé », a fait valoir Stéphanie Rist. « Il a été décidé de rembourser ces médicaments pour les personnes avec une obésité sévère, avec un indice de masse corporelle à plus de 35 avec des comorbidités ou plus de 40», précise -t-elle.

La ministre a précisé que ces traitements s’adressent aux personnes susceptibles de relever d’une chirurgie de l’obésité, lorsque le médecin estime qu’une prescription est pertinente.

Jusqu’à un million de patients potentiellement concernés

Au total, jusqu’à un million de personnes pourraient être concernées par cette prise en charge. La Haute Autorité de santé avait, de son côté, estimé la population cible entre un million et 2,1 millions de patients.

Stéphanie Rist a toutefois tempéré la portée immédiate de la mesure : « Cela ne veut pas dire que tout le monde aura le traitement, car cela dépend des cas individuels et des prescriptions du médecin. »

Le gouvernement entend ainsi limiter les risques de mésusage, dans un contexte où les analogues GLP-1, dont font partie Wegovy et Mounjaro, suscitent une forte demande en raison de leur efficacité sur la perte de poids et la réduction de l’appétit.

Des traitements en deuxième intention

La prise en charge ne sera accordée qu’en deuxième intention, c’est-à-dire après l’échec d’une première prise en charge nutritionnelle. Les textes précisent que ces médicaments devront être prescrits « en complément d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique « .

La prescription devra également être accompagnée d’éléments détaillant les circonstances et les indications médicales retenues. Le gouvernement indique avoir choisi de suivre partiellement les recommandations de la Haute Autorité de santé.

Un signal fort pour l’industrie pharmaceutique

Du côté des laboratoires, la décision française est accueillie comme une avancée majeure. « La France est le premier pays de l’Union européenne à rembourser des traitements contre l’obésité », a souligné Mike Doustdar, patron du géant pharmaceutique danois Novo Nordisk.

D’autres pays, comme la Suisse et le Royaume-Uni, proposent déjà une prise en charge du Wegovy, mais selon des critères différents et avec une durée de traitement limitée, pouvant aller jusqu’à deux ans.

En France, l’exécutif mise sur un remboursement pérenne, mais fortement encadré, afin de concilier accès aux traitements innovants, maîtrise des dépenses de santé et prévention des usages détournés.

Questions fréquentes

Quels traitements anti-obésité la France va-t-elle rembourser ?

La France rembourse le Wegovy, du laboratoire danois Novo Nordisk, et le Mounjaro, développé par l'américain Eli Lilly. Ces deux analogues GLP-1, disponibles sur ordonnance depuis fin 2024, sont pris en charge par la Sécurité sociale à partir de la mi-juin.

Qui peut bénéficier du remboursement du Wegovy et du Mounjaro ?

Le remboursement est réservé aux patients atteints d'obésité sévère, avec un indice de masse corporelle supérieur à 35 accompagné de comorbidités, ou supérieur à 40. La prescription initiale doit émaner d'une structure spécialisée dans l'obésité, comme un CHU ou un centre spécialisé.

Quel est le taux de remboursement de ces médicaments anti-obésité ?

Le remboursement est officiellement fixé à 65 %. Mais, selon la ministre Stéphanie Rist, la très grande majorité des patients bénéficieront d'une prise en charge à 100 %, en raison de comorbidités associées comme l'hypertension ou le diabète.

Combien de personnes sont concernées par le remboursement ?

Jusqu'à un million de personnes pourraient être concernées. La Haute Autorité de santé a estimé la population cible entre un million et 2,1 millions de patients. Le coût pour les finances publiques est évalué à une centaine de millions d'euros par an.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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