Le maintien de la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran propulse le Brent au-delà de 85 dollars le baril. Sur fond d'escalade militaire entre Téhéran et Washington, Téhéran conditionne la réouverture à la fin des frappes américaines, tandis que les États-Unis renforcent sanctions et présence militaire dans le Golfe.
| Prix du baril de Brent | 85 dollarsfranchis mercredi sur les marchés asiatiques |
|---|---|
| Bond du Brent mardi | 5 % |
| Part du commerce mondial de pétrole via Ormuz | près d'un cinquièmepassage stratégique |
| Sanctions américaines | une cinquantaine de personnes et d'entitésliées à l'industrie pétrolière iranienne |
| Dispositif militaire américain | plus de vingt navires de guerre et plusieurs centaines d'aéronefsdéployés ou en état d'alerte autour du Golfe |
- Le maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran continue de faire grimper les prix du pétrole.
- Le Brent a franchi les 85 dollars le baril ce mercredi, porté par l’escalade militaire entre Téhéran et Washington et les craintes d’une perturbation durable des flux énergétiques mondiaux.
Le marché pétrolier reste sous forte tension. Après un bond de 5 % mardi, le baril de Brent a poursuivi sa progression mercredi sur les marchés asiatiques, gagnant plus d’un point pour dépasser les 85 dollars. Les investisseurs réagissent au maintien du blocus du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole.
Cette nouvelle poussée des cours intervient alors que la situation militaire continue de se dégrader au Moyen-Orient. Dans la nuit, les États-Unis ont lancé une nouvelle vague de frappes contre des dizaines de cibles militaires iraniennes, alimentant les inquiétudes d’un conflit durable.
Téhéran conditionne la réouverture d’Ormuz à la fin des frappes américaines
L’Iran exclut toute réouverture rapide du détroit. Les Gardiens de la Révolution ont averti que « le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à ce que les États-Unis mettent fin à leurs actes d’agression », ajoutant que « l’ennemi (…) doit s’attendre à la fermeture d’autres voies d’exportation de pétrole et de gaz ».
Quelques heures auparavant, Téhéran avait revendiqué des frappes contre plusieurs installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. Selon les autorités iraniennes, des hangars et entrepôts abritant des avions de chasse ont été touchés lors de ces attaques.
Dans ce contexte, l’hypothèse d’une normalisation rapide des échanges maritimes dans le Golfe paraît s’éloigner, renforçant les tensions sur les marchés de l’énergie.
Donald Trump menace de nouvelles frappes tout en évoquant des accords commerciaux
Le président américain Donald Trump a de nouveau haussé le ton en fixant un nouvel ultimatum à Téhéran.
« La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux car (…) ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine ce sera au tour des ponts », a-t-il déclaré sur Fox News, précisant que cette escalade pourrait être évitée si les dirigeants iraniens « s’assoient à la table des négociations ».
Dans le même temps, le président américain a infléchi son discours économique. Moins de 48 heures après avoir évoqué une taxe de20 % sur les navires transitant par Ormuz, il a indiqué privilégier désormais la voie des accords commerciaux avec les pays du Golfe plutôt qu’une nouvelle mesure tarifaire.
Washington renforce les sanctions contre le secteur pétrolier iranien
En parallèle des opérations militaires, les États-Unis accentuent leur pression économique sur Téhéran. Washington a annoncé une nouvelle série de sanctions visant une cinquantaine de personnes et d’entités liées à l’industrie pétrolière iranienne. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a expliqué que ces mesures visaient à « fermer les infrastructures (…) qui menacent la sécurité nationale américaine ».
Parallèlement, les forces américaines poursuivent le renforcement de leur dispositif militaire dans la région. Selon l’armée américaine, plus de vingt navires de guerre et plusieurs centaines d’aéronefs sont désormais déployés ou placés en état d’alerte autour du Golfe, dans le cadre du blocus maritime visant les ports iraniens.
Cette montée en puissance intervient après la mort de deux personnes dans le détroit d’Ormuz, à la suite de frappes iraniennes ayant touché deux navires lundi soir, alimentant encore les craintes d’une perturbation prolongée des échanges énergétiques mondiaux.
Questions fréquentes
Pourquoi le prix du pétrole augmente-t-il ?
Le maintien de la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, par lequel transite près d'un cinquième du commerce mondial de pétrole, et l'escalade militaire au Moyen-Orient font grimper les cours au-delà de 85 dollars.
À quel prix est le baril de Brent ?
Le Brent a franchi les 85 dollars le baril mercredi sur les marchés asiatiques, après un bond de 5 % mardi.
Pourquoi l'Iran ferme-t-il le détroit d'Ormuz ?
Les Gardiens de la Révolution ont averti que le détroit restera fermé jusqu'à ce que les États-Unis mettent fin à leurs actes d'agression.
Que menace Donald Trump contre l'Iran ?
Trump a menacé de frapper les centrales électriques puis les ponts la semaine prochaine, tout en indiquant que l'escalade pourrait être évitée par des négociations.
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