- Les tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) augmenteront de 2,5 % au 1er août 2026, conformément à la décision du gouvernement de suivre la recommandation de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
- Pour les quelque 19,4 millions de foyers concernés, cette évolution représente un surcoût moyen de 26 euros TTC par an, dans un contexte de modernisation du système électrique et d’investissements dans les réseaux.
Le gouvernement a confirmé jeudi qu’il appliquerait la recommandation de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui préconisait une augmentation moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) à compter du 1er août 2026.
Selon les calculs du régulateur, cette évolution entraînera une hausse moyenne de la facture annuelle d’environ 26 euros TTC pour un foyer consommant 4,5 MWh par an. Dans ce cas de figure, la facture passerait de 1.046 euros TTC à 1.072 euros TTC.
La CRE précise que « ces mouvements ont pour conséquence une évolution du niveau moyen des tarifs réglementés (TRVE) de l’ordre de +5,98 € TTC/MWh par rapport aux TRVE en vigueur, soit une augmentation nette de la facture d’environ 26 € TTC par an ».
Une hausse principalement liée au coût des réseaux
Cette revalorisation est principalement imputable à l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE), qui progressera de plus de 3 % au début du mois d’août.
L’autorité indépendante rappelle par ailleurs que 19,37 millions de clients résidentiels étaient abonnés aux tarifs réglementés de vente de l’électricité à la fin du mois de mars en France métropolitaine continentale.
La CRE souligne également qu’une évolution fiscale viendra partiellement atténuer cette hausse pour certains consommateurs, avec une baisse de l’accise sur l’électricité applicable aux clients bénéficiant du tarif bleu à partir du 1er août.
Une nouvelle organisation du marché de l’électricité
Cette évolution tarifaire intervient quelques mois après la profonde réforme du marché français de l’électricité. Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif Arenh, qui encadrait les prix de l’électricité nucléaire produite par EDF, a pris fin, ouvrant la voie à un nouveau mécanisme de fonctionnement du marché.
À la fin de l’année 2025, Bercy assurait pourtant que « les prix des factures devraient être stables au moins en 2026 et en 2027 » pour les trois quarts des Français bénéficiant des tarifs réglementés.
Le gouvernement invoque les investissements et l’inflation
Pour justifier cette hausse, le ministère de l’Énergie met en avant la nécessité de financer les infrastructures électriques et de garantir la sécurité d’approvisionnement. Selon l’exécutif, cette augmentation « doit notamment permettre d’investir dans le maintien de capacités de production pour la saison hivernale et l’entretien de nos réseaux publics d’électricité, dont chacun a pu mesurer l’importance lors des épisodes de chaleur extrême ».
Le ministère estime également que cette revalorisation reste cohérente avec l’évolution générale des prix, soulignant que « cette hausse épouse l’inflation en France en hausse, à 2,4 % sur un an en mai ».
Une électricité française toujours compétitive face au gaz
Le gouvernement insiste enfin sur la compétitivité persistante de l’électricité française par rapport aux autres sources d’énergie. « Il n’a jamais été aussi avantageux de passer à l’électrique en France : notre pays bénéficie toujours d’une électricité décarbonée, dont les tarifs restent très nettement inférieurs à la moyenne de l’Union européenne », affirme le ministère.
L’exécutif rappelle également que « dans le même temps, le prix moyen repère de vente du gaz TTC a augmenté de 21 % » depuis février, en raison des tensions liées à la guerre au Moyen-Orient, renforçant selon lui l’intérêt économique de l’électricité malgré cette hausse modérée des tarifs.
