- Face aux tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot met en garde contre toute attaque visant des infrastructures civiles.
- Il appelle à la désescalade et à la réouverture du détroit d’Ormuz, essentiel à l’économie mondiale.
Dans un contexte de tensions internationales croissantes, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a réaffirmé la position de la France. Mardi 7 avril, sur franceinfo, il a déclaré : « Nous nous opposons à toute frappe sur les infrastructures civiles » en Iran.
Cette déclaration intervient alors que Donald Trump a évoqué la possibilité de cibler des sites civils et des infrastructures énergétiques si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, un axe vital pour le commerce mondial.
Le spectre d’un embrasement régional
Pour le chef de la diplomatie française, une telle option militaire aurait des conséquences graves. Il a averti qu’une attaque de ce type« ouvrirait une nouvelle phase d’escalade et de représailles (…) qui aggraverait une situation déjà préoccupante ».
Jean-Noël Barrot a également insisté sur les risques d’un conflit élargi : « Le risque, c’est d’assister à un embrasement régional sans limite« , mettant en garde contre les dangers d’une éventuelle opération terrestre dans la région.
Dans ce contexte tendu, la France entend jouer un rôle d’équilibre. Selon le ministre, l’objectif est de « limiter les conséquences » du conflit et de « soutenir les efforts de médiation » engagés par les pays de la région.
Il a également souligné la responsabilité européenne face aux tensions internationales : « La vocation de l’Europe, c’est de montrer qu’il y a une alternative à la domination des nouveaux empires ». Avant d’ajouter : « C’est une guerre que nous n’avons pas choisie et dont nous gérons les conséquences. »
Par ailleurs, Paris appelle à la réouverture du détroit d’Ormuz, dont le blocage paralyse l’économie mondiale, en raison de son importance stratégique pour le transport du pétrole.
Cécile Kohler et Jacques Paris : une situation toujours préoccupante
Le ministre a également été interrogé sur le sort de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français assignés à résidence à l’ambassade de Téhéran après leur détention. Selon lui, ils « tiennent le coup, dans des conditions extrêmement éprouvantes« . Jean-Noël Barrot a renouvelé son appel à leur « libération définitive« , une priorité pour la diplomatie française.
Alors que les tensions persistent entre Washington et Téhéran, la crainte d’un conflit régional majeur reste vive. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, plaide pour une désescalade rapide et une solution diplomatique afin d’éviter une aggravation de la crise au Moyen-Orient.
