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mercredi, avril 29, 2026
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Affaire Rachida Dati-Engie : nouvelle perquisition au siège de l’ex-GDF Suez

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  • Une perquisition a été menée au siège d’Engie jeudi 16 avril dans le cadre de l’enquête visant Rachida Dati.
  • Au cœur des investigations : des soupçons de rémunérations occultes lorsqu’elle était eurodéputée, dans un dossier mêlant corruption, trafic d’influence et détournement de fonds publics.

    Nouveau rebondissement dans l’affaire impliquant Rachida Dati et Engie. Selon les révélations de l’émission Complément d’enquête et du magazine Le Nouvel Observateur, confirmées par le Parquet national financier, une perquisition a été menée jeudi 16 avril au siège du groupe énergétique.

Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’information judiciaire ouverte en octobre pour des faits graves : « corruption active et passive », « trafic d’influence auprès d’une organisation internationale publique », « abus de bien social et abus de confiance », ainsi que « détournement de fonds publics par une personne investie d’un mandat public ».

Des soupçons de rémunérations pendant son mandat européen

Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’ancienne ministre de la Culture a perçu des rémunérations de la part de GDF Suez alors qu’elle siégeait au Parlement européen.

 Lors de la perquisition, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), accompagnés de magistrats instructeurs, étaient à la recherche de preuves matérielles. L’objectif : établir l’existence éventuelle de paiements indirects en faveur de Rachida Dati durant cette période.

 En juin 2025, Complément d’enquête et Le Nouvel Observateur avaient déjà dévoilé des documents comptables inédits particulièrement sensibles. Ceux-ci indiquaient que Rachida Dati aurait perçu 299 000 euros via un cabinet d’avocats d’affaires.

Or, ce même cabinet avait reçu une somme équivalente de GDF Suez entre 2010 et 2011. À cette époque, l’élue européenne prenait publiquement position en faveur du secteur gazier.

Ces éléments avaient renforcé les soupçons d’ONG et de militants écologistes, qui estimaient qu’elle pouvait agir dans l’intérêt du groupe énergétique. Des accusations que l’ancienne ministre a toujours fermement contestées.

Une enquête interne chez Engie

À la suite de ces révélations, Engie a lancé une enquête interne via son comité éthique. Selon les premières conclusions, les paiements de GDF Suez au cabinet d’avocats ont bien été « retrouvés ». Ces flux financiers font partie des éléments que les enquêteurs cherchent désormais à analyser en détail pour déterminer leur nature exacte.

 Cette perquisition n’est pas la première dans ce dossier. Le 18 décembre, plusieurs opérations avaient déjà été menées au ministère de la Culture — que Rachida Dati occupait encore —, à la mairie du 7e arrondissement de Paris, ainsi qu’à ses domiciles parisiens. Ces investigations successives témoignent de l’ampleur prise par l’affaire, désormais suivie de près par la justice financière française.

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