Sonatrach et son partenaire nigérien Sonidep ont lancé, jeudi 13 août 2026, le forage de quatre nouveaux puits sur le permis pétrolier de Kafra, dans la région d'Agadez. Réalisée par Enafor, la campagne vise à confirmer le potentiel du gisement et conditionnera les futures décisions d'investissement.
| Nombre de puits forés | quatre nouveaux puitspermis pétrolier de Kafra |
|---|---|
| Superficie du bloc de Kafra | 23.737 km²entre les départements d'Iférouane et de Bilma, source Agence nigérienne de presse |
| Données sismiques 2D acquises | environ 2.200 kilomètrestravaux menés depuis 2005 |
| Données sismiques 3D acquises | 760 km²travaux menés depuis 2005 |
| Prorogation du permis | deux ansaccordée le 15 avril 2026 par les autorités nigériennes |
Sonatrach renforce ses activités d’exploration au Niger. Le groupe public algérien et son partenaire nigérien Sonidep ont posé, jeudi 13 août 2026, la première pierre d’un projet portant sur le forage de quatre nouveaux puits sur le permis pétrolier de Kafra.
Organisée dans la région d’Agadez, la cérémonie s’est déroulée sous la présidence du Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, et de son homologue nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine. Les ministres algérien et nigérien chargés des Hydrocarbures, Mohamed Arkab et Hamadou Tinni, ainsi que les dirigeants de Sonatrach et de Sonidep, Nour Eddine Daoudi et Ali Saïbou Hassan, étaient également présents.
Selon le communiqué publié par Sonatrach, cette opération ouvre une nouvelle phase dans l’évaluation du permis de Kafra, considéré comme l’un des principaux axes de la coopération énergétique entre Alger et Niamey.
Quatre puits pour préciser le potentiel pétrolier
Les quatre puits d’exploration seront réalisés par l’Entreprise nationale de forage (Enafor), filiale de Sonatrach. La campagne doit permettre de recueillir de nouvelles données géologiques, de mieux caractériser les réservoirs et de confirmer leur capacité de production.
L’objectif est également de déterminer dans quelles conditions le périmètre pourrait atteindre une exploitation commercialement viable. Sonatrach entend, à partir des résultats obtenus, définir un éventuel plan de développement du gisement.
Cette phase doit permettre « de confirmer leur productivité et d’évaluer plus précisément le potentiel du permis », explique le groupe algérien. Les conclusions de la campagne conditionneront ainsi les prochaines décisions d’investissement sur le périmètre.
Selon l’Agence nigérienne de presse, le bloc de Kafra couvre une superficie de 23.737 km² entre les départements d’Iférouane et de Bilma, à proximité de la frontière algérienne.

Les quatre puits d’exploration seront réalisés par l’Entreprise nationale de forage (Enafor), filiale de Sonatrach.
Une présence engagée depuis 2005
Sonatrach intervient sur le permis de Kafra depuis 2005 par l’intermédiaire de sa filiale internationale Sipex. En plus de vingt ans, le groupe a mené plusieurs campagnes destinées à mieux connaître les caractéristiques géologiques de cette vaste zone saharienne.
Les travaux ont notamment porté sur l’acquisition d’environ 2.200 kilomètres de données sismiques en deux dimensions et de 760 km² de données sismiques en trois dimensions. Deux premiers puits d’exploration ont également été forés en 2018 et 2019.
Ces opérations ont conduit à la découverte de Kafra-1, qui a confirmé la présence d’un potentiel pétrolier sur le périmètre. Les nouvelles opérations devront toutefois déterminer l’étendue des réservoirs, leur productivité ainsi que les volumes susceptibles d’être exploités dans des conditions rentables.
Le permis prorogé de deux années
Le lancement de cette campagne intervient après la prorogation du permis de Kafra pour une période supplémentaire de deux ans, accordée le 15 avril 2026 par les autorités nigériennes. Cette extension doit permettre à Sipex de poursuivre les travaux de délinéation et d’évaluation du gisement.
Pour préparer cette nouvelle phase, Sonatrach affirme avoir mobilisé ses ressources techniques et humaines, notamment à travers Enafor. Le groupe entend ainsi s’appuyer sur les capacités de ses filiales pour assurer la conduite des opérations de forage et limiter le recours à des prestataires extérieurs.
La campagne revêt également une dimension stratégique pour Sonatrach, qui cherche à renforcer sa présence en Afrique et à valoriser son expertise dans l’exploration et les services pétroliers. Le projet de Kafra constitue, à ce titre, l’une de ses principales opérations internationales dans la région sahélienne.
Un partenariat énergétique renforcé entre l’Algérie et le Niger
Au-delà de son enjeu industriel, le projet traduit le rapprochement énergétique engagé entre Alger et Niamey. Les deux pays souhaitent développer des projets communs fondés sur le transfert de compétences, la mobilisation des entreprises nationales et la valorisation locale des ressources.
Sonatrach présente cette opération comme « une nouvelle illustration de la coopération énergétique entre l’Algérie et le Niger », destinée à créer de la valeur au bénéfice des deux partenaires.
À travers les nouveaux forages de Kafra, l’Algérie réaffirme ainsi son engagement à accompagner le Niger dans l’exploitation de ses ressources énergétiques. Le passage à une phase de développement dépendra désormais des résultats techniques et économiques de la campagne menée par Enafor.
Questions fréquentes
Où se situe le permis pétrolier de Kafra ?
Le bloc de Kafra couvre 23.737 km² dans la région d'Agadez au Niger, entre les départements d'Iférouane et de Bilma, à proximité de la frontière algérienne.
Depuis quand Sonatrach est présent à Kafra ?
Sonatrach intervient sur le permis de Kafra depuis 2005 via sa filiale internationale Sipex, avec plusieurs campagnes géologiques et deux premiers puits forés en 2018 et 2019.
Qui réalise les nouveaux forages à Kafra ?
Les quatre puits d'exploration seront réalisés par l'Entreprise nationale de forage (Enafor), filiale de Sonatrach, afin de limiter le recours à des prestataires extérieurs.
Quel est l'objectif des quatre nouveaux puits ?
Recueillir de nouvelles données géologiques, caractériser les réservoirs, confirmer leur productivité et déterminer si le périmètre peut atteindre une exploitation commercialement viable.
