- Alors que l’aide carburant destinée aux travailleurs « grands rouleurs » doit prendre fin le 30 septembre, le gouvernement étudie un dispositif pour le 1er octobre.
- Une reconduction de l’indemnité actuelle de 100 euros figure parmi les pistes, mais ses modalités restent à arbitrer.
Face à la persistance des prix élevés à la pompe, l’exécutif prépare le maintien d’un soutien aux actifs qui dépendent de leur véhicule pour travailler. Plusieurs ministres ont annoncé des discussions sur la suite de l’aide « grands rouleurs », sans préciser à ce stade la forme que prendrait le dispositif après son échéance.
« Nous travaillons à un nouveau dispositif d’aide pour les Français qui travaillent à compter du 1er octobre », a déclaré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur France Inter. « On voit que les difficultés perdurent (…) Les prix restent hauts, ça peut durer », a-t-elle souligné.
Une réunion autour du Premier ministre pour fixer les modalités
Le calendrier des discussions doit se préciser lundi. « Nous nous réunissons lundi autour du Premier ministre pour prolonger les aides », a indiqué sur TF1 Serge Papin, ministre chargé du Commerce. Cette réunion doit également permettre d’examiner les modalités du soutien envisagé.
Selon Maud Bregeon, prolonger l’aide « grands rouleurs » telle qu’elle existe aujourd’hui fait partie des options étudiées. À ce stade, ni une reconduction à l’identique ni une modification de ses conditions n’ont toutefois été annoncées comme définitivement retenues.
L’enjeu est donc de définir le relais du dispositif qui doit s’éteindre le 30 septembre. Le montant, les critères d’accès et la durée de l’éventuelle nouvelle aide restent à préciser.
Une indemnité de 100 euros pour les travailleurs modestes
Dans sa forme actuelle, l’aide « grands rouleurs » consiste en une indemnité de 100 euros destinée à l’achat de carburant. Elle s’adresse aux ménages modestes dont l’activité professionnelle nécessite l’usage d’un véhicule.
Son attribution dépend d’un plafond de revenus et de l’importance des déplacements. Les actifs concernés doivent effectuer plus de 15 kilomètres par trajet entre leur domicile et leur lieu de travail, ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle.
Ce ciblage réserve le soutien aux travailleurs pour lesquels les dépenses de carburant constituent une charge liée à l’exercice de leur emploi.
La moitié des trois millions de travailleurs éligibles n’a pas demandé l’aide
Quelque trois millions de travailleurs sont éligibles au dispositif actuel. Pourtant, la moitié d’entre eux ne l’ont pas réclamé, soit environ 1,5 million de bénéficiaires potentiels.
Ce recours limité constitue un autre enjeu pour la suite du dispositif, alors que le gouvernement met en avant la persistance des difficultés. Les arbitrages à venir doivent préciser comment le soutien aux travailleurs concernés se poursuivrait à compter du 1er octobre.
