Les syndicats appellent à une journée de grève dans le public et le privé jeudi 5 novembre pour défendre les salaires, l'emploi et les services publics. La CFDT, la CGT, FO, l'Unsa, la FSU et la CFE-CGC visent une convergence avec les jeunes, les fonctionnaires et les retraités.
| Lycées bloqués | 41 lycéesrecensés par le ministère de l'Éducation nationale le 2 novembre, sur quelque 3 700 établi |
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| Établissements perturbés selon l'USL | plus de 150 établissementsrevendication de l'Union syndicale lycéenne |
| Investissement réclamé dans l'éducation | 10 milliards d'eurosdemande de l'intersyndicale lycéenne et étudiante pour l'éducation et l'enseignement supér |
La rentrée des vacances de la Toussaint ouvre une nouvelle séquence de mobilisation sociale. Après les manifestations du samedi 31 octobre contre la vie chère, les organisations de jeunesse cherchent à relancer les blocages, tandis que les syndicats préparent une journée de grève dans le public et le privé, jeudi 5 novembre.
Leur objectif : élargir le mouvement et obtenir des réponses concrètes sur le pouvoir d’achat, l’emploi et le financement des services publics. Cette échéance doit permettre de réunir dans la rue les salariés, les fonctionnaires, les retraités et les jeunes, jusqu’ici mobilisés selon des calendriers et des modalités différents.
Des blocages de lycées pour relancer le mouvement
Lundi 2 novembre, le ministère de l’Éducation nationale recensait 41 lycées bloqués sur les quelque 3 700 établissements que compte la France, soit environ 1 %. L’Union syndicale lycéenne (USL) revendiquait, de son côté, plus de 150 établissements perturbés, une catégorie plus large que les seuls blocages.
« On était ce matin sur quelques lycées perturbés, c’est a priori assez résiduel », a commenté le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, sur France Inter.
Les organisations lycéennes et certaines structures étudiantes appellent toutefois à poursuivre les actions mardi 3 novembre. L’Union nationale des étudiants de France (Unef) souhaite faire de cette journée « une journée noire sur les universités ». À Paris, l’Interfac Île-de-France annonce une manifestation à partir de 14 heures, place du Panthéon.
L’intersyndicale réunissant l’USL, l’Unef, la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) et l’Union étudiante réclame notamment un investissement de 10 milliards d’euros dans l’éducation et l’enseignement supérieur, ainsi que l’abrogation de Parcoursup. Ces revendications doivent également être portées lors de la mobilisation interprofessionnelle de jeudi.
Le 5 novembre, une grève dans le public et le privé
La journée du jeudi 5 novembre constitue le principal rendez-vous social de la semaine. Lancé début octobre par une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, Force ouvrière, l’Unsa et la FSU, l’appel à la mobilisation s’est élargi. La CFE-CGC a notamment confirmé sa participation pour défendre le pouvoir d’achat des salariés et des agents publics.
Les revendications portent sur l’augmentation des salaires, la défense de l’emploi, la sauvegarde des services publics et une meilleure répartition des richesses. Les syndicats cherchent ainsi à donner une traduction commune aux préoccupations des salariés du privé, des fonctionnaires, des jeunes et des retraités.
« Ce sera une grande journée de convergence avec les salariés du privé qui seront présents, les fonctionnaires, les retraités, les jeunes », affirme Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, sur France 2.
La responsable syndicale place les rémunérations et les choix budgétaires au cœur du rapport de force : « Nous voulons deux choses : des augmentations de salaires partout (…) et une révision du projet de budget du gouvernement qui, en l’état, est catastrophique pour le pays ».
Pour Cyril Chabanier, président de la CFTC, l’enjeu est aussi de transformer les ouvertures du gouvernement en décisions effectives. « Cette manifestation du 5 est importante pour garder cette pression-là et que ces mesures (…) sur lesquelles il y avait enfin une ouverture se concrétisent réellement », souligne-t-il.
Transports, enseignement, santé : plusieurs secteurs appelés à se mobiliser
Les appels à la grève concernent de nombreux secteurs, des transports à l’enseignement, en passant par la santé et la finance. L’ampleur des perturbations dépendra toutefois de la participation des personnels et des modalités d’action retenues localement.
« Il est indispensable de franchir une nouvelle étape dans la mobilisation afin d’obtenir des avancées sociales à la hauteur des attentes des personnels », affirme l’intersyndicale des transports urbains.
Les organisations de jeunesse entendent également rejoindre les cortèges aux côtés des salariés. « Bien évidemment les lycéens et lycéennes, les étudiants et étudiantes rejoindront les travailleurs et travailleuses, parce qu’ils nous ont soutenus, on les soutient aussi », explique Ryad Rani, de l’USL, sur BFMTV. L’Unef appelle, pour sa part, à « une manifestation massive ».
Cette participation doit permettre aux organisations syndicales d’élargir la mobilisation au-delà des lieux de travail, en associant les demandes de revalorisation salariale aux revendications sur les conditions d’études et les moyens de l’enseignement.
Les Gilets jaunes veulent prolonger les actions les 6 et 7 novembre
La coordination des Gilets jaunes souhaite faire du jeudi un « 5 novembre du peuple », puis prolonger le mouvement vendredi 6 et samedi 7 novembre. Elle évoque un « six-seven populaire », en référence à une expression devenue virale chez les jeunes.
Le collectif appelle à reconduire les « blocages, grèves et manifestations » sur l’ensemble du territoire, jusqu’à l’acte IV du mouvement « contre la vie chère ».
Pour les organisateurs, la journée du 5 novembre doit ainsi servir de point d’appui à une mobilisation durable. Sa capacité à entraîner les salariés du public et du privé, aux côtés des jeunes, déterminera la suite du rapport de force avec le gouvernement et le patronat.
Questions fréquentes
Quand a lieu la grève des syndicats en novembre ?
La journée de grève interprofessionnelle dans le public et le privé est prévue le jeudi 5 novembre, principal rendez-vous social de la semaine.
Quels syndicats appellent à la grève du 5 novembre ?
L'intersyndicale réunit la CFDT, la CGT, Force ouvrière, l'Unsa et la FSU. La CFE-CGC a confirmé sa participation et la CFTC soutient la mobilisation.
Quelles sont les revendications de la grève du 5 novembre ?
Les syndicats réclament l'augmentation des salaires, la défense de l'emploi, la sauvegarde des services publics et une meilleure répartition des richesses.
Quels secteurs sont concernés par la grève ?
Les appels à la grève concernent de nombreux secteurs : transports, enseignement, santé et finance. L'ampleur dépendra de la participation des personnels.
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