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Violences du 17 octobre : Macron reconnaît les défaillances et promet de maintenir l’ordre

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Lors d'un déplacement à Marseille le 26 octobre, Emmanuel Macron a reconnu un manque d'anticipation et des forces de police « pas dûment proportionnées » le 17 octobre. Il promet d'accompagner les commerçants et annonce des tracés de manifestations maintenus hors des centres-villes pour les journées à risque à venir.

Faits clés
Commerces impactés le week-end des 24 et 25 octobre quelque 80 commercesselon Emmanuel Macron
Délai depuis les violences lors du déplacement de Macron Neuf joursdéplacement à Marseille le 26 octobre
Échéance avant la présidentielle six moiscitée par Emmanuel Macron

Neuf jours après les violences et les pillages qui ont touché plusieurs villes françaises, Emmanuel Macron a reconnu un manque d’anticipation des autorités lors d’un déplacement à Marseille, ce lundi 26 octobre. Lors d’une visite annoncée à la dernière minute, le chef de l’État s’est rendu à l’hôtel de ville, dégradé par des manifestants, puis à la préfecture, où il a rencontré des commerçants et des membres des forces de l’ordre.

Le président a jugé « pas normal qu’à six mois d’une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d’ébullition », appelant à ce que les scènes du 17 octobre ne se reproduisent « plus jamais ». Partie d’un mouvement lycéen il y a plus d’un mois, la contestation s’est élargie à la défense du pouvoir d’achat et des services publics.

Un dispositif policier insuffisant le 17 octobre

Critiqué par l’opposition comme dans son propre camp, Emmanuel Macron a explicitement reconnu les défaillances dans la préparation de cette journée. « On n’avait pas du tout anticipé ce qui s’est passé », a-t-il déclaré, évoquant à la fois la « mobilisation de l’ultragauche » et « la délinquance qui viendrait dessus ».

Le chef de l’État a également estimé que « les forces de police n’étaient pas dûment proportionnées », donnant ainsi raison au maire de Marseille, Benoît Payan, qui avait dénoncé l’insuffisance des effectifs mobilisés.

À l’hôtel de ville, l’élu marseillais lui a montré les traces de l’intrusion de manifestants : un symbole anarchiste tagué sur un mur et un buste de Marianne ébréché après avoir été renversé. Ces dégradations ont marqué une journée également caractérisée par des pillages de commerces.

Le retour de la confiance, un enjeu pour les commerçants

Après la mairie, Emmanuel Macron a rencontré des commerçants touchés par les violences du 17 octobre. Disant comprendre leur « traumatisme », il a présenté le rétablissement de l’ordre comme « la première priorité » pour ramener la « confiance » dans les centres-villes.

Le président leur a assuré qu’ils seraient accompagnés pour rouvrir leur rideau de fer. Au-delà de la réparation des dégâts, l’enjeu est de permettre la reprise de l’activité dans les secteurs affectés, alors que de nouvelles journées de mobilisation sont annoncées.

Le chef de l’État a toutefois dressé un bilan plus favorable des rassemblements du week-end des 24 et 25 octobre. Selon lui, « l’ordre a été tenu » et le droit à manifester « préservé », même si quelque 80 commerces ont « été impactés ».

Des manifestations maintenues hors des centres-villes

Cette accalmie reste fragile. De nouveaux rassemblements sont prévus samedi 31 octobre et jeudi 5 novembre. « On sait que samedi prochain est encore un samedi à risque », a prévenu Emmanuel Macron.

Pour limiter les débordements, le président a annoncé que les tracés des manifestations demandés par les syndicats « se feront hors des centres-villes », dans la continuité des dispositions prises le week-end précédent à Paris et dans plusieurs métropoles.

« Samedi prochain est encore une journée à risques », a-t-il insisté, assurant qu’« on continuera à avoir des tracés de mobilisations déclarées (…) en dehors des centres-villes pour que les manifestations se fassent dans le calme ».

Répondre aux revendications et maintenir l’ordre

Devant les forces de l’ordre, qu’il a remerciées pour leur mobilisation, Emmanuel Macron a affiché sa détermination : « On continuera de tenir. » Le président a également exprimé l’espoir d’un apaisement, en liant la réponse aux revendications sociales au maintien de la sécurité.

« Si on fait bien notre travail collectivement, c’est un mouvement qui va se calmer parce qu’on répondra aux attentes légitimes et parce que l’ordre sera tenu. Mais rien n’est fait et je vous dis ça avec beaucoup de détermination et d’humilité », a t-il ajouté.

Questions fréquentes

Qu'a reconnu Macron sur le 17 octobre ?

Le président a reconnu un défaut d'anticipation : « On n'avait pas du tout anticipé ce qui s'est passé » et estimé que « les forces de police n'étaient pas dûment proportionnées ».

Quelles sont les prochaines dates de mobilisation ?

De nouveaux rassemblements sont prévus samedi 31 octobre et jeudi 5 novembre. Macron a prévenu que « samedi prochain est encore un samedi à risque ».

Où se dérouleront les prochaines manifestations ?

Les tracés demandés par les syndicats « se feront hors des centres-villes », dans la continuité des dispositions prises le week-end précédent à Paris et dans plusieurs métropoles.

Que promet Macron aux commerçants touchés ?

Disant comprendre leur « traumatisme », il a présenté le rétablissement de l'ordre comme « la première priorité » et assuré qu'ils seraient accompagnés pour rouvrir leur commerce.

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