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François Bayrou sur LCI : « Une submersion migratoire entraîne inévitablement un rejet »

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Invité de LCI ce lundi 27 janvier, le Premier ministre François Bayrou s’est exprimé sur les grands dossiers qui occupent l’agenda gouvernemental : économie, immigration, retraites et réformes législatives. Retour sur ses principales déclarations 

Sur l’immigration, François Bayrou a mis en avant des mesures destinées à mieux gérer les obligations de quitter le territoire français (OQTF). « Il faut organiser des pressions, ouvertes ou discrètes, pour que les pays d’origine reprennent leurs ressortissants. », a-t-il précisé.

Concernant le droit du sol, il s’est dit favorable à une restriction à Mayotte et en Guyane, mais pas en métropole. « On ne peut pas détourner notre droit fondamental pour faire de l’immigration forcée et illégale. », fait-il savoir.

François Bayrou a également mis en garde contre une perception de submersion migratoire : « L’attitude par rapport aux migrants n’est pas la même selon que vous avez 30 % de migrants ou une proportion faible. Dès l’instant que vous avez l’impression d’une submersion, il y a rejet. En France, on s’en approche. »

Économie : priorité à la stabilité et au pouvoir d’achat

François Bayrou a annoncé des mesures fortes concernant le budget et le travail. Parmi elles, l’abandon définitif d’une mesure controversée héritée du gouvernement précédent : « La suppression de 4 000 postes dans l’Éducation nationale est définitivement enterrée« , a-t-il affirmé avec fermeté.

Le Premier ministre a également garanti que les budgets des ministères régaliens, notamment ceux des Armées, de la Justice et de l’Intérieur, seraient maintenus. « L’effort est annoncé et tenu« , a-t-il insisté, rappelant la nécessité de protéger ces secteurs stratégiques.

Concernant la fiscalité, François Bayrou a confirmé qu’il n’y aurait aucune augmentation des impôts des ménages en 2025. « Nous avons pris cet engagement, et nous le tiendrons. Il s’agit de préserver le pouvoir d’achat des Français. », a-t-il indiqué

Il a toutefois laissé entendre que l’année 2026 pourrait être marquée par une refonte des politiques publiques : « Nous reprendrons sur une page blanche pour bâtir un budget très différent. »

Sur le volet du travail, le Premier ministre a catégoriquement rejeté l’idée des sept heures de travail supplémentaires non rémunérées proposée par le Sénat : « Tout travail mérite salaire. Le travail ne doit pas être gratuit.« 

Retraites : une réforme flexible mais nécessaire

Interrogé sur la réforme des retraites, François Bayrou a défendu la nécessité de travailler davantage, tout en prônant plus de souplesse pour les Français. « Travailler plus est une nécessité. Mais nous devons offrir plus de départs à la carte : partir plus tôt avec moins ou plus tard avec plus. »

Le Premier ministre a également évoqué le « conclave » sur les retraites lancé en janvier, réunissant les partenaires sociaux pour trouver des solutions équilibrées à ce dossier sensible.

Réformes législatives : justice des mineurs et fin de vie au programme

Le Premier ministre a confirmé plusieurs projets de loi à venir, notamment le durcissement de la justice des mineurs. « Nous allons examiner une proposition de loi de Gabriel Attal pour permettre qu’un mineur de 16 ou 17 ans soit jugé immédiatement après les faits. », a-t-il affirmé.

Sur la loi concernant la fin de vie, François Bayrou a annoncé une scission du texte en deux volets : les soins palliatifs d’un côté, l’aide à mourir de l’autre. « Il faut pouvoir voter sur ces deux questions séparément. L’aide à mourir est un débat de conscience. On touche au sens même de la vie. », explique-t-il.

Référendum : oui, mais pas sur l’immigration

Emmanuel Macron souhaite consulter les Français par référendum en 2025, une initiative que François Bayrou soutient sous certaines conditions. « Oui pour un référendum, mais pas sur l’immigration. Constitutionnellement, cela ne peut pas être un sujet de consultation populaire. »

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