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Escalade de la violence à Gaza : au moins 330 morts après des frappes israéliennes

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La nuit du 18 mars 2025 a été marquée par une intensification des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, causant la mort d’au moins 220 personnes selon la Défense civile locale.

Cette opération militaire, d’une ampleur inégalée depuis l’instauration de la trêve le 19 janvier, intervient alors que les négociations pour un nouvel accord de cessez-le-feu sont au point mort.

Le gouvernement israélien justifie ces frappes par « le refus répété du Hamas de libérer nos otages ainsi que son rejet de toutes les propositions qu’il a reçues de l’envoyé présidentiel américain Steve Witkoff et des médiateurs« . Un communiqué officiel des services du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, précise qu' »Israël agira dorénavant contre le Hamas avec une force militaire accrue« .

La Maison Blanche a confirmé avoir été consultée avant cette offensive. Un porte-parole de l’administration américaine a déclaré sur Fox News que les autorités israéliennes avaient informé Washington de leur intention de reprendre les frappes.

Un lourd bilan humain

Selon le ministère de la Santé, D’après les chiffres de la Défense civile de Gaza, les bombardements nocturnes ont provoqué la mort de « plus de 330 morts, en majorité des enfants et des femmes palestiniens, et des centaines de blessés, dont des dizaines sont dans un état critique », a fait savoir le directeur du ministère, Mohammed Zaqout.

Les frappes ont touché plusieurs zones densément peuplées, notamment Khan Younès, Nousseirat, Gaza-ville et le nord du territoire. Plus de 103 morts ont été recensés à Khan Younès, où un immeuble a été pulvérisé par un raid aérien.

Le Hamas dénonce une « guerre d’extermination »

En réaction à ces frappes, le Hamas accuse Israël de « torpiller » la trêve et de mettre en danger les otages israéliens encore détenus à Gaza. Dans un communiqué, le Hamas dénonce une « guerre d’extermination » et affirme que « la décision de Netanyahou de reprendre la guerre est une décision de sacrifier les prisonniers et une condamnation à mort à leur encontre« .

Un cessez-le-feu compromis

La trêve instaurée en janvier devait aboutir à la libération des derniers otages détenus par le Hamas et à une cessation permanente des hostilités. Toutefois, les discussions sur la « deuxième phase » de cet accord sont aujourd’hui au point mort, aggravant les tensions dans la région.

Avec cette escalade de la violence, les efforts diplomatiques des médiateurs internationaux semblent à présent à bout de souffle. La situation humanitaire à Gaza, déjà critique, risque de se détériorer davantage sous l’effet de cette nouvelle vague de bombardements.

 

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