- La tempête boursière secoue les marchés mondiaux.
- En réponse aux nouvelles taxes douanières imposées par Donald Trump, les indices financiers enregistrent des pertes historiques, ravivant les craintes d’une crise économique majeure.
- Wall Street, l’Europe et l’Asie plongent dans l’incertitude, alors que les investisseurs tentent de limiter les dégâts. Face à cette situation, les marchés restent sous haute tension.
L’onde de choc n’a pas tardé à frapper les marchés. Jeudi, des milliards de dollars sont partis en fumée à Wall Street, où le Dow Jones a perdu 3,98 %, le Nasdaq 5,97 % et le S&P 500 4,84 %, enregistrant ainsi leur pire séance depuis la crise du Covid-19 en 2020.
En Europe, le CAC 40 s’effondre encore ce vendredi matin, en baisse de 0,8 % à l’ouverture, après un recul vertigineux de 3,3 %la veille. La Bourse de Milan accuse le coup (-3,6 %), tout comme Francfort (-3,01 %) et Londres (-1,55 %). En Asie, la Bourse de Tokyo a elle aussi cédé plus de 3 %.
Les secteurs les plus exposés
Les entreprises dont l’activité repose sur les importations asiatiques subissent de plein fouet la tempête boursière. Le secteur de l’habillement est en première ligne, avec l’action Gap qui dévisse de 20,38 %. La tech n’est pas épargnée : Apple chute de 9,25 %, plombé par sa dépendance aux composants fabriqués en Asie, et Nvidia dégringole à moins de -7,81 %.
Donald Trump minimise l’impact
Interrogé sur cette débâcle financière, Donald Trump reste impassible. « L’économie était un patient malade, elle va finir en pleine forme« , assure-t-il, prédisant un rebond rapide des marchés. « Les indices vont bondir« , martèle le président américain, convaincu de la pertinence de sa politique protectionniste.
Les investisseurs en quête de valeurs refuges
Dans ce climat de forte incertitude, les investisseurs se ruent vers les valeurs refuges, notamment les obligations d’État. Le taux d’emprunt de la France à dix ans recule à 3,37 %, contre 3,43 % la veille, signe d’un afflux massif vers ce type de placements.
La réaction des pays visés par ces nouveaux droits de douane inquiète les observateurs. Des mesures de rétorsion pourraient à leur tour ralentir l’économie mondiale, y compris celle des États-Unis.
