- Alors que les États-Unis viennent de conclure un accord commercial avec le Royaume-Uni incluant une taxe douanière de 10 %, Donald Trump annonce que ce taux pourrait être largement dépassé pour d’autres partenaires.
- L’Union européenne, accusée d’entretenir un excédent commercial déséquilibré, est particulièrement visée.
Donald Trump promet un tour de vis commercial. Le président américain a averti jeudi que les droits de douane appliqués à certains partenaires économiques pourraient dépasser largement les 10 % actuellement imposés — en particulier pour l’Union européenne, jugée trop excédentaire dans ses échanges avec les États-Unis.
Lors d’une conférence de presse tenue à la Maison-Blanche à l’occasion de la présentation d’un accord avec le Royaume-Uni, Donald Trump a estimé que le taux de 10 % constituait un « chiffre bas » réservé aux pays aux échanges « équilibrés » avec Washington.
« Certains [droits] seront beaucoup plus élevés, parce qu’ils ont d’énormes excédents commerciaux et qu’ils ne nous ont pas bien traités », a déclaré Donald Trump devant les caméras.
L’Europe dans le viseur
Les propos de Donald Trump ont été rapidement appuyés par le ministre américain du Commerce, Howard Lutnick, qui a explicitement désigné l’Union européenne comme cible potentielle de hausses tarifaires.
Interrogé sur CNBC, le responsable a précisé que seuls les pays « équitables » commercialement parlant pourront bénéficier du tarif plancher de 10 %, à l’image du Royaume-Uni. Pour les autres, le message est clair : les taxes seront revues à la hausse.
« S’ils veulent des échanges justes et équilibrés, ils doivent ouvrir leurs marchés. Le mieux qu’ils puissent espérer, c’est 10 % » , a martelé Lutnick.
Des négociations toujours en cours
Outre l’UE, plusieurs grandes économies asiatiques sont encore en négociation avec Washington. Le Japon, l’Inde et la Corée du Sud figurent sur la liste des partenaires avec lesquels des discussions sont « encore longues », selon le ministre. L’objectif affiché : parvenir à un accord global d’ici début juillet.
Cette position offensive sur le commerce extérieur n’est pas nouvelle. Elle prolonge la ligne dure adoptée par Donald Trump dès son premier mandat, avec pour mot d’ordre : protéger les intérêts industriels américains et rééquilibrer la balance commerciale.
Un retour assumé au protectionnisme
Si certains partenaires redoutent une guerre commerciale, la stratégie américaine repose sur un principe : forcer les pays exportateurs à offrir un accès équitable au marché américain.
Ce retour assumé à une politique commerciale musclée pourrait avoir des répercussions majeures, notamment sur les relations transatlantiques. Bruxelles, pour l’heure, n’a pas officiellement réagi aux déclarations deDonald Trump.
