- Avec cinq blocs attribués sur six, le 5e appel d’offres international pour l’exploration et la production d’hydrocarbures confirme l’attractivité renouvelée de l’Algérie.
- Des géants comme TOTAL ENERGIES, ENI ou SINOPEC ont répondu présents, tandis que trois nouveaux acteurs font leur entrée sur le marché algérien.
L’Algérie a franchi un cap stratégique dans la relance de ses activités d’exploration et de production d’hydrocarbures. À l’occasion de l’ouverture des plis du 5e appel d’offres international, organisé à Alger par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), cinq des six périmètres proposés ont trouvé preneurs. Un résultat jugé encourageant par les autorités.
La cérémonie s’est tenue lundi au siège du ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, en présence du ministre Mohamed Arkab, de la secrétaire d’État Karima Tafer, du président d’Alnaft Mourad Beldjehem, du PDG de Sonatrach Rachid Hachichi, ainsi que de plusieurs cadres du secteur.
« Les résultats sont positifs. Nous devons encore progresser pour atteindre un taux de concrétisation de 100 % lors du prochain appel d’offres prévu en 2025″, a déclaré Mourad Beldjehem.
Ce dernier a précisé que l’ensemble des contrats attribués concernent le gaz naturel.
Seul le périmètre de Grand M’Zaid, dans le bassin d’Oued Mya (wilaya de Ouargla), proposé pour des activités de prospection pétrolière, n’a pas été retenu. En cause : des considérations économiques, selon le président d’ALNAFT. « Il est possible que certaines compagnies n’aient pas soumissionné en raison de critères économiques spécifiques, malgré une loi sur les hydrocarbures compétitive », a-t-il souligné.
Sur 42 compagnies ayant manifesté leur intérêt, 31 ont accédé au dossier d’appel d’offres, parmi lesquelles 13 européennes, 15 asiatiques et 3 issues du continent américain. Au terme de la procédure, sept offres ont été déposées, aboutissant à l’attribution de cinq blocs.

Cinq blocs attribués, trois nouveaux entrants
Le périmètre d’Ahara (Illizi) a été remporté par le consortium franco-qatari TotalEnergies – Qatar Energy. Le bloc Reggane 2, situé dans la région d’Adrar, revient au tandem ENI (Italie) – PTTEP (Thaïlande). Dans la zone de Berkine, le bloc Toual 2 est attribué à Zangas – Filada (Autriche – Suisse). En parallèle, le projet Guern El Guessa II (Timimoun) revient au géant chinois Sinopec, tandis que Zpec, également chinois, remporte le bloc très convoité de Zerafa II (Ahnet Gourara), face à deux autres concurrents.
Ces contrats seront signés avec Sonatrach avant le 31 juillet, conformément au calendrier fixé dans le cadre de l’appel d’offres.

Le retour des grandes compagnies
Outre la quantité des offres retenues, l’arrivée de trois nouveaux acteurs internationaux retient particulièrement l’attention : Zpec, Zangas–FilAda et Qatar Energy font ainsi leur entrée sur le marché algérien des hydrocarbures.
Selon les responsables du secteur, cette nouvelle dynamique reflète le regain d’intérêt des grandes compagnies énergétiques pour l’Algérie, stimulé par un cadre législatif modernisé et une meilleure visibilité contractuelle.
Avec ce succès, Alger mise sur une reprise plus large de son secteur énergétique, pilier de l’économie nationale. Dans un contexte de transition énergétique mondiale, la valorisation des ressources gazières algériennes constitue un levier stratégique, aussi bien pour la sécurité énergétique européenne que pour le positionnement géopolitique du pays.
