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Algérie : Getex investit pour développer la filière chaussure et cuir

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Le groupe public Getex investit pour développer la filière chaussure et cuir en Algérie : il lance de nouvelles lignes de production de chaussures de sport et de détente aux unités d’Akbou et de N’Gaous, relance l’usine de cuir de Kherrata et diversifie son offre (cartables, sacs) afin de réduire les importations et de viser l’exportation.

  • La holding publique Getex accélère sa stratégie industrielle dans les secteurs du textile et du cuir.
  • Nouvelles lignes de production de chaussures, relance d’usines à l’arrêt, diversification des produits : le groupe veut renforcer la production nationale, réduire les importations et préparer l’exportation des produits algériens.

   La holding publique Getex, spécialisée dans le textile et le cuir, met en œuvre un vaste programme d’investissement destiné à développer la branche industrielle de la chaussure et des produits en cuir en Algérie. L’objectif est d’augmenter la capacité de production du groupe et de diversifier son offre afin de mieux répondre à la demande du marché national.

Le président-directeur général du groupe, Toufik Berkani, a indiqué que ce programme prévoit notamment le lancement de nouvelles lignes de production de chaussures dans plusieurs unités industrielles du groupe.

« Il s’agit d’un programme d’investissement comprenant le lancement d’une nouvelle ligne de production de chaussures de sport et de chaussures de détente au niveau des unités d’Akbou et de N’Gaous », a-t-il précisé à l’APS

Ces investissements visent à renforcer la production nationale de chaussures et à améliorer la compétitivité des produits du groupe sur le marché local, avec une orientation future vers l’exportation.

Diversification de la production dans plusieurs unités

Parallèlement au développement de la production de chaussures, Getex prévoit d’élargir l’activité de plusieurs de ses unités industrielles spécialisées dans le cuir. Les unités de Cheraga, d’Akbou (Béjaïa) et de N’Gaous (Batna) devraient ainsi introduire de nouveaux produits sur le marché, notamment des cartables scolaires, des sacs à dos, des sacs de sport et des sacs de voyage.

Cette diversification répond à une demande croissante sur le marché national et vise également à réduire la dépendance aux importations dans ce segment de produits.

Parmi les projets structurants annoncés par la direction de Getex figure également la relance de l’usine de produits en cuir de Kherrata, dans la wilaya de Béjaïa. Cette unité industrielle est restée à l’arrêt pendant plusieurs années et doit reprendre ses activités après une évaluation technique des installations et des équipements.

Selon Toufik Berkani, la remise en exploitation de cette usine permettra de produire divers articles en cuir et de renforcer les capacités industrielles du groupe dans ce domaine. Le groupe prévoit également l’ouverture d’une usine dédiée à la fabrication de chaussures professionnelles, un segment important pour répondre aux besoins de nombreux secteurs économiques.

Ces projets s’inscrivent, selon le PDG de Getex, dans « une stratégie plus large visant à développer l’industrie nationale du cuir à travers l’amélioration de la qualité des produits, l’élargissement du réseau de distribution et le développement des méthodes de commercialisation ».

Au-delà des investissements industriels, Getex mise également sur le développement des compétences pour accompagner la relance du secteur. Le groupe soutient la création de centres de formation spécialisés dans les métiers du cuir et du textile dans plusieurs wilayas, à l’image du centre d’excellence de Bouira.

Pour Toufik Berkani, cette démarche traduit « une orientation stratégique claire visant à relancer cette activité industrielle et à renforcer sa durabilité ».

Le responsable rappelle que la modernisation du secteur ne peut se faire sans des ressources humaines qualifiées capables de suivre les évolutions technologiques dans les domaines de la fabrication et de la transformation.

« Le développement de ce secteur ne peut être réalisé sans la qualification des ressources humaines et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée capable de suivre les évolutions techniques », a-t-il souligné.

Ces centres de formation doivent permettre de former une nouvelle génération de techniciens et de professionnels dans les domaines du design, de la fabrication, du contrôle de qualité et de la maintenance des équipements.

Des clusters pour structurer la filière cuir et textile

Dans sa stratégie de développement, Getex mise également sur l’organisation des opérateurs des filières cuir et textile au sein de clusters industriels. Selon le PDG du groupe, cette approche permet de créer un système intégré basé sur la coopération entre les différents acteurs de la chaîne de production.

Elle permet notamment de relier l’ensemble des étapes de l’activité industrielle, « depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à la transformation industrielle, en passant par la fabrication finale, la commercialisation et les services logistiques ».

Ces regroupements industriels devraient également favoriser le développement des chaînes de valeur locales en encourageant la coopération entre grandes entreprises, PME, start-up, centres de formation et structures de recherche.

 Un potentiel important en matière première

Concernant l’approvisionnement en matière première, Toufik Berkani a souligné que l’Algérie dispose d’un important potentiel de cuirs bruts, reconnu pour sa qualité à l’international grâce à la diversité du cheptel national. Les opérations de collecte des peaux, notamment lors de l’Aïd El Adha, contribuent à fournir des volumes importants pour l’industrie locale.

Le groupe travaille également à renforcer les capacités de traitement et de tannage afin de mieux valoriser cette ressource et améliorer la qualité des produits finis.

Dans ce cadre, Getex a signé une convention-cadre avec le groupe Agrolog, spécialisé dans les industries alimentaires et la logistique. Cet accord vise à renforcer la coopération entre les deux groupes afin d’améliorer l’organisation du processus d’approvisionnement, notamment en matière de collecte, de transport et de fourniture des cuirs bruts au profit des unités industrielles de Getex.

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Questions fréquentes

Quels investissements Getex prévoit-il dans la filière chaussure et cuir ?

Getex lance de nouvelles lignes de chaussures de sport et de détente à Akbou et N’Gaous, relance l’usine de cuir de Kherrata et prévoit une usine de chaussures professionnelles, afin de renforcer la production nationale et de réduire les importations.

Qui dirige Getex et quelle est sa stratégie pour le cuir ?

Le PDG Toufik Berkani pilote une stratégie visant à développer l’industrie nationale du cuir : améliorer la qualité des produits, élargir le réseau de distribution et moderniser les méthodes de commercialisation, avec une orientation future vers l’exportation des produits algériens.

Quels nouveaux produits en cuir Getex va-t-il fabriquer ?

Les unités de Cheraga, d’Akbou (Béjaïa) et de N’Gaous (Batna) introduiront des cartables scolaires, des sacs à dos, des sacs de sport et des sacs de voyage, pour répondre à la demande nationale et réduire la dépendance aux importations.

Comment Getex sécurise-t-il son approvisionnement en cuir ?

L’Algérie dispose d’un important potentiel de cuirs bruts, alimenté notamment par la collecte des peaux lors de l’Aïd El Adha. Getex a signé une convention-cadre avec le groupe Agrolog pour organiser la collecte, le transport et la fourniture des cuirs bruts.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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