En 2024, la France s’est une nouvelle fois positionnée le marché mondial avec ses exportations d’armement qui ont atteint 18 milliards d’euros. Si ce chiffre n’égale pas le record historique de 2022, il s’agit tout de même de la deuxième meilleure performance jamais réalisée par l’industrie de défense française. Selon le rapport annuel du ministère des Armées, ce succès repose sur des ventes stratégiques, notamment celles des avions de combat Rafale et des sous-marins Barracuda.
Le Rafale, un succès confirmé
Le Rafale, produit phare de Dassault Aviation, continue sa performance à l’export. En janvier, l’Indonésie a confirmé l’achat de dix-huit appareils supplémentaires, renforçant ainsi ses liens stratégiques avec la France. Quelques mois plus tard, en août, la Serbie a passé commande de douze Rafale, une première pour ce pays des Balkans. Ces ventes confirment le statut du Rafale comme l’un des avions de combat les plus prisés, grâce à sa polyvalence et à ses performances.
Naval Group en première -ligne
Du côté de la marine, Naval Group a également enregistré un contrat majeur. En septembre, les Pays-Bas ont officialisé l’achat de quatre sous-marins Barracuda, un modèle de pointe à propulsion nucléaire. Bien que le montant du contrat reste confidentiel, le gouvernement néerlandais a estimé le coût total du projet à 5,6 milliards d’euros. Cette commande témoigne de la compétitivité des technologies navales françaises sur un marché de plus en plus concurrentiel.
Une année solide, mais en deçà du record de 2022
Malgré ces succès, les exportations de 2024 n’ont pas atteint les sommets de 2022, année marquée par un contrat historiqueavec les Émirats arabes unis. Ce dernier portait sur la vente de quatre-vingt Rafale pour plus de 16 milliards d’euros, propulsant les exportations à 27 milliards d’euros. Cependant, le contexte mondial reste favorable. Selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 400 milliards de dollars en 2023, offrant des opportunités à l’industrie française.
2025 : un optimisme prudent
Sébastien Lecornu, ministre des Armées, affiche un optimisme prudent pour 2025. Parmi les contrats déjà signés figure la vente de 14 hélicoptères Caracal à l’Irak. « L’année 2025 s’annonce comme une excellente année, qui débute de manière prometteuse », a-t-il déclaré. Toutefois, il a rappelé que l’industrie devra relever le défi d’une augmentation des cadences de production pour satisfaire une demande mondiale en forte hausse.
Un enjeu stratégique pour la France
Au-delà des chiffres, les exportations d’armement jouent un rôle crucial pour l’économie et la souveraineté de la France. « Exporter nos armes est vital pour développer notre base industrielle et technologique de défense. Cela l’est tout autant pour notre balance commerciale et pour créer des emplois partout en France », a martelé Sébastien Lecornu.
En somme, les perspectives pour 2025 laisseraient entrevoir une croissance soutenue, portée par des contrats stratégiques et une demande internationale en constante augmentation.
