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mercredi, avril 29, 2026
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Bruno Retailleau : « Je veux convaincre autant des électeurs macronistes que ceux du RN »

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  • La bataille pour la présidence des Républicains est lancée, opposant Bruno Retailleau à Laurent Wauquiez dans une course décisive pour l’avenir du parti.
  • Refusant toute confrontation brutale, Retailleau affirme vouloir mener un débat d’idées et de convictions pour convaincre les militants

Bruno Retailleau, candidat à la présidence du parti Les Républicains face à Laurent Wauquiez, a affirmé que cette élection interne ne serait pas un « match sanglant« . Dans un entretien accordé au Parisien samedi 15 février, il a souligné que « les différences de fond, de tempérament, d’incarnation ne se règlent pas dans la brutalité mais dans les urnes« .

L’entourage de Laurent Wauquiez l’accuse d’avoir lancé une « guerre des chefs » en se présentant. Une allégation que Retailleau rejette fermement : « Ce n’est pas moi qui l’installerai. Pour faire la guerre, il faut être deux. »

Face aux critiques sur le cumul des mandats, le ministre de l’Intérieur rétorque : « François Bayrou est Premier ministre et président du MoDem. Laurent Wauquiez lui-même est président de groupe, à la fois dans sa région et à l’Assemblée nationale, et il aspire à diriger un parti. » Il estime que « c’est une question d’organisation« .

 Une dynamique forte autour de sa candidature

Bruno Retailleau met en avant un élan populaire croissant : « Mon équipe est submergée d’appels de réadhésion. » Il assure que « plus de 15 000 personnes ont rejoint mon comité de soutien pour réadhérer et s’engager« . Selon lui, il s’agit de retrouver « une convivialité, une collégialité, et que les militants ne soient plus considérés comme des remplisseurs de salle ou des distributeurs de tracts« .

La vision politique de Bruno Retailleau

Bruno Retailleau défend une ligne politique articulée autour de trois piliers fondamentaux. Tout d’abord, il affirme sa volonté de remettre le travail au centre des préoccupations, en favorisant la valeur du mérite plutôt que l’assistanat.

Le ministre de l’Intérieur et candidat à la présidence des Républicains insiste sur la nécessité d’une réforme de l’État afin de réduire la pression fiscale qui pèse sur les citoyens, dénonçant « un État qui ne cesse de faire les poches des Français« . Concernant l’éducation, il plaide pour un enseignement qui transmette non seulement des savoirs solides, mais aussi un sentiment de fierté nationale, permettant ainsi de renforcer la cohésion et l’identité française.

Bruno Retailleau se positionne comme un candidat capable de rassembler au-delà des frontières traditionnelles de son parti. Il ambitionne de séduire à la fois les électeurs de la majorité présidentielle et ceux du Rassemblement national, tout en refusant que Les Républicains ne se transforment en « écurie présidentielle« .

 Une approche souverainiste assumée

Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, Retailleau a insisté sur « la tension entre l’État de droit et la souveraineté populaire« . Selon lui, « le mal démocratique en Occident » réside dans le fait que « les dirigeants ne suivent pas les aspirations de leur peuple« .

Il plaide pour un référendum sur l’immigration afin de « redonner une vigueur à la souveraineté nationale » et critique « l’échafaudage juridique » qui « ligote l’État régalien« . S’agissant du rôle du Conseil constitutionnel, il rappelle que « ce n’est pas une cour suprême » et cite le général de Gaulle : « La seule cour suprême, c’est le peuple. »

 

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