- Les exportations de l’Égypte accélèrent nettement en 2025, portées par les matériaux de construction, la chimie et l’agroalimentaire.
- Cette progression permet au pays de réduire son déficit commercial malgré une hausse des importations.
Sur les onze premiers mois de 2025, l’Égypte a exporté pour 44,392 milliards de dollars, en hausse de 18 % sur un an, selon un rapport publié vendredi 19 décembre par l’Autorité générale pour le contrôle des exportations et des importations. Une performance qui s’accompagne d’un recul de 12 % du déficit de la balance commerciale, tandis que les Émirats arabes unis s’imposent comme premier débouché des exportations non pétrolières.
Des exportations en forte progression, des importations en hausse modérée
La valeur des exportations égyptiennes s’est élevée à environ 44,392 milliards de dollars entre janvier et novembre 2025, contre 37,544 milliards sur la même période de 2024, soit une augmentation de 18 %, indique le rapport sur les indicateurs du commerce extérieur.
Les importations, elles, ont progressé plus légèrement : 74,738 milliards de dollars sur la période, contre 71,965 milliards un an plus tôt, soit +4 %.
Le déficit commercial se contracte
Avec des exportations plus dynamiques que les importations, le déficit de la balance commerciale a diminué de 12 %, pour atteindre 30,346 milliards de dollars, contre 34,421 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2024. Un signal que les autorités égyptiennes mettent en avant dans leur trajectoire de consolidation des comptes extérieurs.
Objectif : viser le top 50 mondial
Le gouvernement affiche une feuille de route ambitieuse : se positionner parmi les 50 premiers pays au monde dans les indicateurs du commerce international, porter les exportations à 145 milliards de dollars et réduire le déficit commercial.
Les autorités veulent également simplifier les procédures, maximiser l’exploitation des accords commerciaux et protéger l’industrie nationale, « conformément aux accords internationaux ».
Émirats, Turquie, Arabie saoudite : les principaux marchés des exportations non pétrolières
Entre janvier et novembre 2025, les Émirats arabes unis occupent la première place des destinations des exportations égyptiennes non pétrolières, avec 6,580 milliards de dollars, contre 2,845 milliards sur la même période de 2024, soit une hausse de 131 %.
La Turquie suit avec 2,949 milliards de dollars en 2025, contre 2,924 milliards en 2024 (+1 %). En troisième position, l’Arabie saoudite affiche un repli : 2,755 milliards de dollars en 2025, contre 3,104 milliards en 2024, soit -11 %.
L’Italie arrive quatrième avec 2,552 milliards de dollars, contre 1,982 milliard sur la même période de 2024 (+29 %). Quant aux États-Unis, ils enregistrent 2,470 milliards de dollars en 2025, contre 2,038 milliards en 2024 (+21 %).
Matériaux de construction en tête, chimie et agroalimentaire en soutien
Côté secteurs, la structure des exportations confirme le poids de l’industrie. Les matériaux de construction dominent avec 13,672 milliards de dollars d’exportations, en hausse de 39 %.
Viennent ensuite les produits chimiques et engrais (8,560 milliards de dollars, +8 %), puis les industries alimentaires (6,350 milliards, +13 %).
Le secteur des biens d’ingénierie et de l’électronique se classe quatrième (5,919 milliards de dollars, +14 %), suivi de l’habillement (3,96 milliards de dollars, +21 %).
Une dynamique à consolider
La hausse des exportations, supérieure à celle des importations, contribue à la réduction du déficit commercial sur les onze premiers mois de 2025. Pour maintenir l’élan, l’Égypte mise sur l’élargissement de ses débouchés, l’efficacité administrative et la montée en gamme de ses filières exportatrices — un enjeu clé pour atteindre l’objectif affiché de 145 milliards de dollars d’exportations à moyen terme.
