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Curtiss-Wright prépare au Maroc une usine aéronautique opérationnelle à la mi-2027

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Le groupe américain Curtiss-Wright prévoit d'ouvrir à la mi-2027 une unité de traitement de surface dans la région du Grand Casablanca, sa première implantation industrielle en Afrique. Un protocole d'accord a été signé au Farnborough International Airshow 2026 pour répondre notamment aux besoins de Safran.

Faits clés
Mise en service de l'usine mi-2027unité de traitement de surface au Maroc
Entreprises du secteur aéronautique marocain plus de 155 entreprisesselon les organismes marocains à Farnborough
Emplois du secteur plus de 25.000 personnes
Exportations générées près de 3 milliards de dollars
Taux d'intégration locale 42 %croissance annuelle moyenne estimée à 17 %

   Curtiss-Wright précise ses ambitions au Maroc. Le groupe américain spécialisé dans les technologies destinées notamment à l’aéronautique et à la défense prévoit de mettre en service, à la mi-2027, une unité de traitement de surface destinée aux industriels implantés dans le Royaume.

Un protocole d’accord a été signé mardi au Farnborough International Airshow 2026 entre le Maroc et Curtiss-Wright Corporation. Il prévoit l’implantation de la division Curtiss-Wright Surface Technologies (CWST), marquant la première présence industrielle du groupe sur le continent africain.

Alors que l’accord évoque le développement de capacités dans la région du Grand Casablanca, l’emplacement définitif de l’installation n’est pas encore arrêté. Le groupe évalue plusieurs sites situés dans les principaux bassins de l’industrie aéronautique marocaine, selon les informations rapportées par Médias24.

Une mise en service complète visée à la mi-2027

La future unité proposera des procédés spécialisés destinés à améliorer la résistance, la durabilité et les performances de composants soumis à de fortes contraintes. Ces opérations occupent une place stratégique dans la fabrication de pièces aéronautiques critiques, en particulier pour les moteurs, les structures et les trains d’atterrissage.

« Le Maroc est devenu un lieu clé de croissance pour les principaux constructeurs aérospatiaux et leur chaîne d’approvisionnement », a déclaré Ray Lopuc, vice-président principal chargé de la division Surface Technologies de Curtiss-Wright. Le groupe souhaite fournir localement des services de traitement de surface à ses clients et vise une mise en service complète de l’installation à la mi-2027.

Cette échéance donne une dimension plus concrète au protocole d’accord. Elle implique désormais de sélectionner le site, de construire ou d’aménager les installations, d’obtenir les certifications nécessaires et de former les équipes chargées des procédés industriels spécialisés.

Curtiss-Wright envisage également d’étendre ultérieurement ses activités à d’autres régions du Royaume. « Il s’agit d’une excellente opportunité », a souligné Ray Lopuc, saluant le développement rapide de l’industrie aéronautique marocaine.

Safran, moteur de la demande en pièces critiques

Le projet doit notamment répondre aux nouveaux besoins créés par le renforcement de la présence de Safran au Maroc. Le développement d’activités liées aux trains d’atterrissage devrait entraîner une augmentation du volume de composants critiques nécessitant des traitements de surface particulièrement exigeants.

L’arrivée d’un spécialiste comme Curtiss-Wright permettrait d’effectuer une partie de ces opérations directement au Maroc. Pour les industriels, l’enjeu est à la fois économique et opérationnel : réduire les transferts de pièces vers des prestataires étrangers, raccourcir les délais de production et mieux sécuriser les chaînes d’approvisionnement.

La présence locale de procédés spéciaux pourrait également renforcer l’attractivité du Royaume auprès de nouveaux équipementiers. Dans l’aéronautique, la capacité d’un territoire à réunir plusieurs métiers complémentaires constitue un élément déterminant pour les donneurs d’ordre internationaux.

Le Maroc veut compléter sa chaîne de valeur aéronautique

Pour Ali Seddiki, directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), l’accord confirme la maturité atteinte par l’écosystème national.

La signature avec un prestataire de procédés spéciaux de cette taille indique, selon lui, que le Maroc dispose désormais d’un volume significatif de pièces aéronautiques critiques à forte valeur ajoutée. Elle traduit aussi l’évolution du modèle industriel marocain, longtemps dominé par le câblage et l’assemblage, vers des métiers plus techniques.

En deux décennies, le Royaume a élargi sa présence à l’usinage de précision, à la tôlerie, aux matériaux composites, à la maintenance et, désormais, à des opérations avancées de traitement de surface.

Le secteur compte plus de 155 entreprises et emploie plus de 25.000 personnes. Il génère près de 3 milliards de dollars d’exportations, affiche un taux d’intégration locale de 42 % et une croissance annuelle moyenne estimée à 17 %, selon les données présentées par les organismes marocains au salon de Farnborough.

Une première implantation africaine pour Curtiss-Wright

Créé en 1929 à la suite du rapprochement d’entreprises liées aux pionniers de l’aviation Glenn Curtiss et aux frères Wright, Curtiss-Wright fournit aujourd’hui des composants, des systèmes de commande, des équipements électroniques et des services industriels destinés aux environnements critiques.

Le groupe intervient dans l’aéronautique commerciale, la défense, l’énergie nucléaire et l’industrie. Son arrivée au Maroc doit lui permettre de se rapprocher de ses clients et de profiter de la croissance d’une plateforme aéronautique désormais intégrée aux programmes des principaux constructeurs et équipementiers internationaux.

Pour le Maroc, l’enjeu dépasse donc l’ouverture d’une unité supplémentaire. La future usine doit combler un maillon technique de la chaîne de valeur et soutenir la fabrication locale de pièces plus complexes. Son ouverture attendue à la mi-2027 constituera un nouveau test de la capacité du Royaume à transformer les accords signés avec les grands groupes internationaux en activités industrielles durables.

Questions fréquentes

Quand ouvrira l'usine Curtiss-Wright au Maroc ?

La mise en service complète de l'unité de traitement de surface est visée à la mi-2027, après sélection du site, construction, obtention des certifications et formation des équipes.

Où sera implantée l'usine Curtiss-Wright ?

L'accord évoque la région du Grand Casablanca, mais l'emplacement définitif n'est pas encore arrêté. Le groupe évalue plusieurs sites dans les bassins de l'industrie aéronautique marocaine.

Pourquoi Curtiss-Wright s'installe au Maroc ?

Le projet répond aux besoins créés par le renforcement de Safran, notamment ses activités liées aux trains d'atterrissage, qui augmentent le volume de composants critiques nécessitant des traitements de surface exigeants.

Que représente le secteur aéronautique marocain ?

Le secteur compte plus de 155 entreprises, emploie plus de 25.000 personnes, génère près de 3 milliards de dollars d'exportations et affiche un taux d'intégration locale de 42 %.

La Rédactionhttps://echosplus.com
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