Schneider Electric a annoncé le 5 octobre un accord pour racheter l'éditeur américain PTC, dans une opération valorisée à 23,7 milliards de dollars. Il s'agirait de la plus grosse acquisition de son histoire, destinée à bâtir une plateforme de logiciels industriels et d'intelligence artificielle.
| Valeur d'entreprise de l'opération | 23,7 milliards de dollarsacquisition de PTC |
|---|---|
| Prix par action PTC | 205 dollarstransaction en numéraire |
| Valorisation des capitaux propres de PTC | 22,6 milliards de dollarsenviron |
| Chiffre d'affaires anticipé de PTC | 2,5 milliards de dollarscette année |
| Synergies de coûts annuelles visées | 250 millions d'eurosdans les trois ans suivant la finalisation |
Schneider Electric franchit une nouvelle étape dans son développement dans les logiciels. Le spécialiste français des équipements électriques a annoncé, lundi 5 octobre, la signature d’un accord pour racheter PTC, un éditeur américain spécialisé dans les solutions destinées aux industriels. L’objectif affiché par le groupe dans son communiqué est de créer « une plateforme de logiciels industriels et d’intelligence artificielle de premier plan ».
Fondée à Boston en 1985, PTC anticipe un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars cette année. Son acquisition doit élargir le portefeuille de Schneider Electric, qui multiplie les investissements dans les logiciels et les données industrielles.
Une opération valorisée à 23,7 milliards de dollars
Selon les modalités de l’accord, rapportées par Reuters, Schneider Electric propose 205 dollars par action PTC, dans le cadre d’une transaction intégralement en numéraire. L’offre valorise les capitaux propres de l’entreprise américaine à environ 22,6 milliards de dollars, pour une valeur d’entreprise de 23,7 milliards de dollars.
Approuvée à l’unanimité par les conseils d’administration des deux sociétés, l’opération doit être finalisée d’ici au troisième trimestre 2027, sous réserve des conditions suspensives habituelles, comme le précise le communiqué relayé par Boursorama et l’AFP. Schneider Electric signerait ainsi la plus grosse acquisition de son histoire.
Des synergies attendues dans les coûts et les revenus
Le groupe français vise 250 millions d’euros de synergies de coûts annuels, à atteindre dans les trois ans suivant la finalisation de la transaction. Ces économies doivent reposer sur un plan d’exécution déjà identifié. Schneider Electric anticipe également environ 800 millions d’euros de synergies de revenus.
Le rachat de PTC s’inscrit dans une stratégie d’expansion déjà engagée. En juin dernier, Schneider Electric avait annoncé la signature d’un accord pour acquérir Cognite, spécialiste des données industrielles et de l’intelligence artificielle, pour 3,1 milliards de dollars.
Avec ces opérations, le groupe entend renforcer la place des logiciels dans son offre à destination des industriels, en complément de ses équipements électriques.
La demande liée à l’IA soutient le développement du groupe
Cette accélération intervient dans un contexte de forte demande énergétique des centres de données dédiés à l’intelligence artificielle. Le développement de ces infrastructures constitue un moteur d’activité pour Schneider Electric, dont les équipements répondent aux besoins d’alimentation et de gestion de l’énergie.
Le rapprochement avec PTC doit permettre au groupe d’élargir encore son positionnement dans les technologies industrielles, au moment où les entreprises cherchent à mieux exploiter leurs données et à moderniser leurs outils de production.
Une réorganisation industrielle menée en parallèle en France
Cette expansion s’accompagne d’une restructuration du dispositif industriel français. Schneider Electric a annoncé en septembre une réorganisation destinée à « renforcer sa compétitivité », selon la direction, comprenant une fermeture d’usine dans la Vienne et un regroupement de sites dans l’Eure.
Le site de Chasseneuil-du-Poitou, qui emploie 145 personnes, doit fermer en mars 2028. Cette décision se traduira par un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).
En Normandie, le groupe prévoit de réunir à Évreux les activités de production et de recherche et développement (R&D) de trois implantations : Beaumont-le-Roger, qui compte 287 salariés, Le Vaudreuil, avec 294 employés, et Pacy-sur-Eure, où travaillent 166 personnes.
Questions fréquentes
Combien coûte le rachat de PTC par Schneider Electric ?
L'offre valorise les capitaux propres de PTC à environ 22,6 milliards de dollars, pour une valeur d'entreprise de 23,7 milliards de dollars, à 205 dollars par action en numéraire.
Pourquoi Schneider Electric rachète PTC ?
Pour créer une plateforme de logiciels industriels et d'intelligence artificielle de premier plan et renforcer la place des logiciels dans son offre destinée aux industriels, en complément de ses équipements électriques.
Quand le rachat de PTC sera-t-il finalisé ?
L'opération, approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration des deux sociétés, doit être finalisée d'ici au troisième trimestre 2027, sous réserve des conditions suspensives habituelles.
Quelles usines Schneider Electric ferme en France ?
Le site de Chasseneuil-du-Poitou (145 personnes) doit fermer en mars 2028. Le groupe réunit aussi à Évreux les activités de Beaumont-le-Roger, Le Vaudreuil et Pacy-sur-Eure.
