Schneider Electric va investir 100 millions d'euros pour construire une nouvelle usine décarbonée à Mâcon. Le projet, lancé par le ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin, prévoit 150 recrutements et un site entièrement électrifié, sans gaz, à l'horizon 2027.
| Investissement | 100 millions d'eurosUsine Schneider Electric de Mâcon |
|---|---|
| Recrutements prévus | 150 emploisEn plus des 650 emplois existants sur le site |
| Emplois existants sur le site | 650 emploisSite mâconnais |
| Surface du site à l'horizon 2027 | 40.000 m²Contre 26.000 m² aujourd'hui |
| Emplois industriels créés en France | 180.000 emploisEntre 2018 et 2024, selon Sébastien Martin |
- Le gouvernement veut faire de la future usine Schneider Electric de Mâcon un démonstrateur industriel de la transition énergétique.
- Porté par 100 millions d’euros d’investissement, le projet prévoit 150 recrutements et un site entièrement électrifié, sans gaz, en phase avec la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dévoilée la semaine dernière.
Lundi, le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin a officiellement lancé le projet de nouvelle usine de Schneider Electric, sur le site actuel du groupe. À ses yeux, l’ampleur est claire : « C’est un investissement majeur : 100 millions d’euros, 150 emplois supplémentaires », a-t-il déclaré.
Le chantier doit transformer le site, qui doublera presque sa surface à l’horizon 2027, passant de 26.000 m² aujourd’hui à 40.000 m², avec la construction de cette nouvelle unité de production.
Une usine « entièrement électrifiée » et sans utilisation de gaz
Au-delà des volumes, Schneider Electric met en avant un cap industriel aligné sur la décarbonation. La future unité doit répondre à la montée en puissance des besoins d’équipements électriques pour l’industrie, le numérique et l’énergie.
Dans un discours, Aymeric Renaud, président de Schneider Electric France, a détaillé l’objectif : une « montée en production » des armoires électriques utilisées notamment pour les centres de données (data centers), l’industrie ou encore le nucléaire. Le tout dans une usine « entièrement électrifiée (…) sans plus aucune utilisation de gaz ».
Le projet prévoit 150 recrutements, venant s’ajouter aux 650 emplois déjà existants sur le site mâconnais.
PPE 2035 : l’électrification décarbonée comme moteur
Cette annonce intervient dans la foulée de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dévoilée jeudi par le gouvernement et fixée jusqu’en 2035. L’objectif affiché est de remplacer des énergies fossiles coûteuses à importer par une production d’énergie davantage décarbonée.
La PPE mise sur une relance massive du nucléaire et une accélération de l’éolien en mer, tandis que l’éolien terrestre et le solaire évoluent dans un contexte de stagnation de la demande d’électricité. Dans ce cadre, l’augmentation des capacités industrielles liées à l’électrification devient un enjeu stratégique pour soutenir les infrastructures et les nouveaux usages.
« Beaucoup de secteurs industriels sont tirés » par l’électrification
Pour Sébastien Martin, le projet Schneider Electric illustre un mouvement plus large. Il y voit la preuve que « beaucoup de secteurs industriels sont tirés par la volonté du gouvernement d’électrifier » l’énergie consommée en France, avec, selon lui, des retombées directes sur l’emploi industriel.
« Entre 2018 et 2024, la France a recréé 180.000 emplois industriels. Dans la même période, depuis 2020, l’Allemagne a détruit 250.000 emplois industriels », a-t-il assuré lors d’un point presse.
Dans un passage plus politique, Sébastien Martin est revenu sur les années où l’idée d’une France désindustrialisée semblait s’imposer : « Je rappelle qu’il y a une vingtaine d’années en arrière, ce n’était pas une évidence. Je rappelle que certains avaient conceptualisé le principe d’une France sans usine. Ils allaient réussir. Heureusement que cette prophétie ne s’est pas réalisée », a-t-il ajouté dans un discours.
La séquence s’inscrit aussi dans une dimension symbolique, le ministre devant ensuite se rendre au Creusot (Saône-et-Loire) pour célébrer les 190 ans de la naissance de Schneider, en 1836, rappelant l’ancrage historique du groupe dans les territoires industriels.
Questions fréquentes
Combien Schneider Electric investit à Mâcon ?
Schneider Electric investit 100 millions d'euros pour construire une nouvelle usine décarbonée sur son site actuel de Mâcon, avec 150 recrutements supplémentaires prévus.
Que produira la nouvelle usine Schneider Electric de Mâcon ?
La future unité produira des armoires électriques utilisées notamment pour les centres de données, l'industrie et le nucléaire, dans une usine entièrement électrifiée sans utilisation de gaz.
Quand la nouvelle usine sera-t-elle opérationnelle ?
Le chantier doit transformer le site à l'horizon 2027, doublant presque sa surface, passant de 26.000 m² aujourd'hui à 40.000 m².
Quel lien avec la PPE 2035 ?
L'annonce suit la nouvelle Programmation pluriannuelle de l'énergie fixée jusqu'en 2035, qui mise sur l'électrification décarbonée, le nucléaire et l'éolien en mer.
