Serge Papin, ministre des PME et du Commerce, va demander aux prefets d'autoriser trois dimanches d'ouverture supplementaires d'ici Noel. Objectif : compenser les ventes perdues lors des manifestations. Un fonds de soutien peut par ailleurs atteindre 10 000 euros par commerce.
| Dimanches geres par les maires | 12 dimanchesmarge de manoeuvre des elus locaux |
|---|---|
| Aide maximale du fonds de soutien | 10 000 euros par commercepour les etablissements les plus touches par les debordements |
Le gouvernement veut donner aux commerçants davantage de possibilités de rattraper leur activité avant les fêtes. Invité sur RTL ce lundi 2 novembre, Serge Papin a annoncé qu’il demanderait aux préfets d’autoriser trois dimanches d’ouverture supplémentaires à l’approche de Noël, une période déterminante pour le chiffre d’affaires de nombreux magasins.
« Je vais demander dès cette semaine aux préfets un arrêté pour que les commerces puissent ouvrir trois dimanches supplémentaires d’ici les fêtes de Noël », a déclaré le ministre des PME, du Commerce, du Tourisme et du Pouvoir d’achat.
Cette annonce répond aux demandes de plusieurs organisations patronales, qui réclament davantage de souplesse après les perturbations des dernières semaines. Les ouvertures envisagées doivent permettre de compenser une partie des ventes perdues lors des journées de mobilisation.
Compenser les pertes d’activité liées aux manifestations
Pour les commerces concernés, les conséquences des manifestations prennent plusieurs formes. Certains établissements ont subi des dégradations, tandis que d’autres ont baissé leur rideau par précaution, renonçant à accueillir leurs clients lors de journées habituellement importantes pour leur activité.
L’ouverture dominicale constitue ainsi l’un des leviers retenus par le gouvernement pour soutenir les ventes avant Noël. Sur RTL, Serge Papin a présenté cette possibilité comme une réponse aux difficultés des commerçants, dont la préparation des fêtes se trouve perturbée par les violences en marge des mobilisations.
Le ministre laisse également la porte ouverte à un élargissement du dispositif. « On peut aller plus loin que ces trois dimanches supplémentaires, mais cela fera l’objet de négociations avec les organisations syndicales et patronales », a-t-il précisé.
Les maires disposent déjà d’une marge de manœuvre
L’initiative annoncée auprès des préfets s’ajouterait aux possibilités d’ouverture déjà mobilisables au niveau municipal. Serge Papin a rappelé le rôle des élus locaux dans l’organisation du calendrier commercial.
« Les maires ont la main sur 12 dimanches et peuvent autoriser aussi, par compensation par rapport à ce qui s’est passé, les magasins à ouvrir le dimanche », a-t-il expliqué.
À ce stade, l’annonce porte sur une démarche que le ministre entend engager auprès des préfets. Les éventuelles ouvertures au-delà des trois dimanches évoqués doivent faire l’objet de discussions avec les représentants des employeurs et des salariés, selon les situations locales.
Un fonds de soutien pouvant atteindre 10 000 euros par commerce
En parallèle de ces aménagements du calendrier, le gouvernement entend accompagner financièrement les établissements les plus durement touchés par les débordements.
Serge Papin a indiqué que le fonds de soutien, dont l’aide peut atteindre 10 000 euros par commerce, couvrirait l’ensemble des week-ends de manifestations. Son périmètre ne serait donc pas limité aux seuls événements des 17 et 24 octobre.
Les deux mesures répondent à des besoins complémentaires : apporter un soutien financier aux établissements affectés et leur offrir des occasions supplémentaires de réaliser des ventes pendant la période des achats de Noël.
Serge Papin se veut rassurant sur les fêtes de fin d’année
Le ministre a également défendu des perspectives touristiques et commerciales favorables à l’approche des fêtes. Selon lui, les manifestations et les débordements n’ont pas provoqué de recul majeur du tourisme en France.
Serge Papin reconnaît seulement « un petit décrochage le 17 octobre, mais vite corrigé » et assure qu’aucune vague massive d’annulations n’a été constatée.
« On se dirige vers des fêtes de Noël où l’ordre sera tenu et il n’y a pas de raison que l’on ne puisse pas faire des affaires », a-t-il déclaré. Le gouvernement mise ainsi sur la sécurisation des prochaines semaines et sur les ouvertures supplémentaires pour soutenir l’activité commerciale de fin d’année.
Questions fréquentes
Combien de dimanches supplementaires les commerces pourront-ils ouvrir ?
Serge Papin demande aux prefets un arrete pour trois dimanches d'ouverture supplementaires d'ici les fetes de Noel. Le dispositif pourrait aller plus loin apres negociations avec les organisations syndicales et patronales.
Quel montant peut atteindre le fonds de soutien aux commerces ?
L'aide du fonds de soutien peut atteindre 10 000 euros par commerce. Il couvre l'ensemble des week-ends de manifestations, pas seulement les 17 et 24 octobre.
Combien de dimanches les maires peuvent-ils autoriser ?
Les maires ont la main sur 12 dimanches et peuvent autoriser les magasins a ouvrir le dimanche par compensation, en plus de la demarche engagee aupres des prefets.
Les manifestations ont-elles fait reculer le tourisme en France ?
Selon Serge Papin, il n'y a pas eu de recul majeur, seulement un petit decrochage le 17 octobre vite corrige, sans vague massive d'annulations.
