- À quelques jours du verdict en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du RN, Marine Le Pen pose ses conditions pour 2027.
- La députée du Pas-de-Calais affirme qu’elle ne mènera pas campagne si elle devait être contrainte de porter un bracelet électronique.
Le compte à rebours est lancé pour Marine Le Pen. La cour d’appel rendra, le 7 juillet, sa décision dans le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national, mettant fin à plusieurs mois d’incertitude sur l’avenir politique de la députée du Pas-de-Calais.
À moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, ce jugement pourrait avoir des conséquences directes sur sa capacité à briguer une quatrième candidature à l’Élysée.
Invitée de LCI, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale s’est dite, une nouvelle fois, prête à se lancer dans la course présidentielle. « Bien entendu si je peux être candidate, alors je serai candidate », a-t-elle déclaré, tout en posant une condition essentielle : « Je serai candidate (…) pour peu que je puisse faire campagne. »
Le refus d'une campagne sous bracelet électronique
Marine Le Pen a également réaffirmé qu’elle n’envisageait pas de mener une campagne présidentielle si elle était condamnée à une peine impliquant le port d’un bracelet électronique.
« Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements (…) je ne peux pas dépendre d’un magistrat pour m’autoriser à aller faire un meeting ou aller sur un marché », a-t-elle expliqué, estimant qu’une telle situation serait incompatible avec les exigences d’une campagne nationale.
Cette position intervient alors que le parquet général avait requis, le 3 février dernier, cinq ans d’inéligibilité ainsi que quatre ans d’emprisonnement, dont une année ferme, contre la dirigeante du RN. Le procès en appel s’est tenu au début de l’année et son issue est désormais attendue avec attention par l’ensemble de la classe politique.
Une candidature décidée dès le verdict
La cheffe de file du Rassemblement national a indiqué qu’elle prendrait sa décision concernant une éventuelle candidature dès l’annonce du jugement en appel, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation.
Le verdict du 7 juillet apparaît ainsi comme un moment charnière pour le principal parti d’opposition et pourrait rebattre les cartes de la présidentielle de 2027.
« La peur n'a pas sa place »
À quelques jours de cette décision très attendue, Marine Le Pen assure aborder cette échéance sans crainte. » La peur n’a pas sa place », a-t-elle affirmé, tout en reconnaissant qu’elle pourrait éprouver « un sentiment d’injustice » si elle était empêchée de poursuivre « le combat de (sa) vie ».
Quelle que soit l’issue judiciaire, la députée assure vouloir poursuivre son engagement politique. « Quoi qu’il arrive, je ne serai pas morte ; quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées », a-t-elle conclu.
