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Hydrocarbures : Sonatrach renforce ses partenariats avec les groupes chinois

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  • Le groupe public algérien a signé à Pékin deux protocoles d’entente avec Sinopec et Anton Oilfield Services Group.
  • Couvrant les hydrocarbures conventionnels et non conventionnels, la pétrochimie, les technologies pétrolières et la fabrication locale d’équipements, ces accords confortent la place croissante des entreprises chinoises dans la stratégie de Sonatrach.

Sonatrach consolide ses partenariats en Chine. Le groupe public algérien a conclu, les 28 et 29 août à Pékin, deux protocoles d’entente avec les groupes chinois Sinopec et Anton Oilfield Services Group.

Les signatures sont intervenues en marge de la visite en Chine du président-directeur général de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, accompagné d’une délégation de haut niveau. Elles traduisent la volonté de la compagnie nationale d’élargir son réseau de partenaires chinois, aussi bien auprès de groupes énergétiques intégrés que de spécialistes des services pétroliers.

Une coopération élargie avec Sinopec

Le premier protocole, signé avec Sinopec le 28 août, porte sur l’examen de nouvelles possibilités de coopération dans plusieurs domaines stratégiques. Il couvre notamment les hydrocarbures conventionnels et non conventionnels, le développement des réservoirs complexes, la pétrochimie et l’hélium.

L’ingénierie pétrolière, les énergies renouvelables, les technologies qui leur sont associées et le développement des compétences figurent également parmi les axes retenus, selon le communiqué de Sonatrach.

Le groupe algérien précise que cet accord « s’inscrit dans la continuité des travaux et des actions menés dans le cadre du protocole d’entente signé en 2024 entre Sonatrach et Sinopec, dont les résultats ont permis d’identifier des opportunités d’intérêt mutuel et de mettre en œuvre des actions concrètes ».

Le nouveau texte doit ainsi permettre de « consolider les relations existantes entre les deux compagnies et d’étendre leur coopération à travers la recherche de nouvelles opportunités de partenariat sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures ».

Les ressources non conventionnelles au cœur du second accord

Un jour plus tard, Sonatrach a conclu un deuxième protocole d’entente avec Anton Oilfield Services Group. Celui-ci vise à « identifier les opportunités de coopération dans le secteur des hydrocarbures et des services associés ».

L’accord prévoit notamment d’évaluer les perspectives de développement des ressources non conventionnelles et des gisements marginaux. Il porte également sur les solutions de récupération assistée du pétrole, couramment désignées par l’acronyme EOR, ainsi que sur la fabrication locale d’outils de complétion et d’équipements destinés au gaz naturel.

La coopération envisagée doit aussi favoriser le transfert de technologies, les échanges d’expertise technique et le renforcement des compétences dans le secteur pétrolier et gazier, particulièrement dans le domaine des ressources non conventionnelles, détaille le communiqué officiel.

Cotée à la Bourse de Hong Kong, Anton Oilfield Services Group est présentée par Sonatrach comme une société de services technologiques pour champs pétrolifères « connue pour sa haute technologie, caractérisée par sa compétitivité, son dynamisme et son développement rapide et soutenu ».

Sonatrach Anton Oilfield Services group ( CD Sonatrach)
Sonatrach a conclu un deuxième protocole d’entente avec Anton Oilfield Services Group qui vise à « identifier les opportunités de coopération dans le secteur des hydrocarbures et des services associés ».

Sinopec, un partenaire déjà engagé à Hassi Messaoud

Contrairement à Anton Oilfield Services Group, qui aborde le marché algérien sur un terrain relativement neuf, Sinopec dispose déjà de liens industriels étroits avec Sonatrach.

Le groupe chinois participe notamment au projet de construction de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, après avoir remplacé le sud-coréen Samsung Engineering au sein du consortium initial. La coentreprise chargée des travaux associe désormais l’espagnol Técnicas Reunidas, détenteur de 51 % des parts, et Sinopec, qui en possède 49 %.

Le contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction est évalué à environ 4 milliards de dollars. La future raffinerie, implantée à Haoud El-Hamra, doit disposer d’une capacité de traitement de 5 millions de tonnes de pétrole brut par an. Sa première pierre a été posée le 24 février 2025.

La présence chinoise sur ce chantier s’est encore renforcée en août 2026. Shaanxi Huajian Engineering a décroché un contrat portant sur les installations électromécaniques du lot PK4, qui comprend notamment une unité de reformage catalytique continu d’une capacité de 1,35 million de tonnes par an, selon la presse chinoise spécialisée.

Sinopec avait également conclu en 2022, par l’intermédiaire de sa filiale Sinopec Overseas Oil and Gas, un contrat de partage de production portant sur un périmètre situé dans le sud-est algérien.

Pékin gagne du terrain dans la stratégie de Sonatrach

Avec ces deux nouveaux protocoles, Sonatrach diversifie ses coopérations tout en renforçant le poids de la Chine dans son portefeuille de partenaires internationaux. Sinopec apporte sa capacité à intervenir sur l’ensemble de la chaîne énergétique, tandis qu’Anton Oilfield Services Group propose une expertise plus ciblée sur les technologies et les services destinés aux champs pétroliers.

Cette stratégie chinoise complète les accords conclus ces dernières années avec des groupes européens et américains. Sonatrach avait notamment signé, en juin 2024, un protocole d’entente avec Chevron afin d’étudier des opportunités de développement dans les bassins d’Ahnet et de Berkine.

Les textes conclus à Pékin ne constituent toutefois pas encore des contrats commerciaux fermes. Ils établissent un cadre de discussions et d’évaluations techniques destiné à faire émerger de futurs projets, avec en ligne de mire le développement des ressources non conventionnelles, le transfert technologique et le renforcement du contenu local en Algérie.

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