- Le ministre de l’Action et des Comptes publics a assuré vendredi que le gouvernement ne gèlerait pas le barème de l’impôt sur le revenu en 2027, au nom du pouvoir d’achat.
- L’exécutif entend également prolonger des dispositifs de soutien aux travailleurs, tout en visant 54 milliards d’euros d’efforts budgétaires.
Le gouvernement précise ses arbitrages fiscaux pour le budget 2027. Invité de LCI vendredi 18 septembre, David Amiel a exclu un gel du barème de l’impôt sur le revenu, alors que l’exécutif cherche à concilier soutien aux ménages et réduction du déficit public.
« Il n’y aura pas de gel du barème de l’impôt sur le revenu. C’est extrêmement important dans une période où l’inflation augmente », a déclaré le ministre de l’Action et des Comptes publics.
Le pouvoir d’achat au cœur des arbitrages fiscaux
En écartant cette piste, David Amiel entend préserver le revenu disponible des travailleurs dans un contexte économique et géopolitique difficile. Le ministre a insisté sur les conséquences concrètes des choix budgétaires pour les ménages : « Ce qui intéresse les gens, c’est quand même à la fin du mois, combien on gagne », a-t-il estimé sur LCI.
La préservation du pouvoir d’achat doit ainsi constituer « un objectif clé » du budget 2027, selon lui. L’engagement sur le barème fixe une orientation politique, mais les paramètres retenus devront encore être précisés dans les textes budgétaires.
La « prime Macron » et le rachat de RTT appelés à être prolongés
Le soutien aux travailleurs doit également passer par la prolongation de certains dispositifs. David Amiel a notamment cité la « prime Macron » et la possibilité de racheter des jours de réduction du temps de travail (RTT).
« Tout ce qui permet de soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs, il faut pouvoir le faire dans le budget 2027 », a affirmé le ministre sur LCI. Les modalités de ces prolongations n’ont pas été détaillées dans les déclarations rapportées.
Ces engagements s’inscrivent dans une préparation budgétaire sous contrainte : le gouvernement devra financer ses priorités tout en mettant en œuvre un effort important de redressement des comptes publics.
Un effort de 54 milliards d’euros, dont 45 milliards de mesures nouvelles
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé jeudi 17 septembre un effort de 54 milliards d’euros pour ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027.
Ce montant ne correspond toutefois pas intégralement à de nouvelles décisions. Sur LCI, David Amiel a précisé que « 9 milliards correspondent à des mesures déjà lancées dès cette année 2026 », dont les effets se feront sentir l’année prochaine.
Le gouvernement prévoit donc « 45 milliards d’euros d’efforts nouveaux qui seront présentés dans le projet de loi de finances et dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale », a indiqué le ministre. Ces deux textes devront traduire les arbitrages entre protection du pouvoir d’achat et réduction du déficit.
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